390 l’allemagne économique.
2. Pour le cas où les membres actuels du Zollverein
ne seraient pas tous disposés à accepter sa prorogation
dans ces termes, les États contractants se
chargeront, du moins en ce qui les concerne, de maintenir
cette institution, et de passer entre eux un acte
de renouvellement, dont l’acceptation est réservée
aux contrées qui s’abstiendraient provisoirement.
3. Les États contractants sont tout disposés à la
continuation et au développement du traité passé le
19 février 1853 avec l’Autriche.
4. Et ils sont tout aussi disposés à aborder une réforme
mesurée du tarif fédéral.
Mais les invités de la Bavière, à l’exception du
Wurtemberg, parurent médiocrement désireux de
prendre les engagements auxquels les conviaient
leurs hôtes, et, sur ces entrefaites, le cabinet prussien,
fidèle à une déclaration précédente, lit prier à la date
du 7 août 1863 tous les cabinets associés de se faire
représenter à une conférence, qui se tiendrait à Berlin
au commencement d’octobre, pour vaquer au
renouvellement des traités d’union. Aucun refus ne
répondit à celte convocation ; seulement une nouvelle
rencontre eut au préalable lieu à Munich entre
des délégués du Wurtemberg, du Hanovre, des
deux Hesses, du Nassau et de Francfort, afin que la
conférence de Berlin pût les trouver unis et rangés
sous la même bannière. On put toutefois bientôt
se convaincre, par la marche des négociations, que,
sauf la Bavière et le Wurtemberg, aucun des autres