392 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
(lu mois de juillet 1862, se tenir à l’écart et se ren
fermer dans un mutisme assez complet ; mais, après
que le gouvernement prussien eut lancé ses invita
tions pour une conférence destinée au renouvelle
ment du pacte d’union, le comte Rechberg s’adressa
à son tour et sur un ton assez acerbe aux membres
du Zollverein, en conviant tous ceux des gouverne
ments associés, qui ne voudraient pas aider la Prusse
à pousser économiquement l’Autricbe hors de l’Alle
magne, à ne pas se rendre sans préparation au collo
que de Berlin, mais à se concerter auparavant en Ire
eux et aussi éventuellement avec l’Autricbe, sur l’atti
tude à y prendre, et les*modifications à y demander
au traité avec la France. Joignant d’ailleurs l’action
au conseil, le gouvernement d’Aulricbe avait fait éta
blir un travail plus développé sur l’assimilation du
tarif fédéral et du tarif autricbieu, en même temps
qu’il envoyait un chargé de pouvoirs à Municb pour
y suivre les entretiens du mois d’octobre. Mais
comme les gouvernements représentés à ce moment-
là à Municb n’entendirent nullement prendre d’en
gagement vis-à-vis de l’Empire, il ne s’ensuivit au
cune négociation avec le commissaire autricbieu,
qui resta étranger anx discussions mêmes de cette
conférence, où la question du tarif, sur lequel il avait
cependant déposé un projet très-détaillé, ne donna
pas lieu non plus à la moindre délibération. De son
côté, le gouvernement prussien avait fait élaborer un
projet de tarif nouveau, mis en harmonie avec le