PÉRIODE DE I860 A 1866. 405
même au traité du 19 février 1853, qui servirait uni
quement point de départ à ces négociations, tan
dis que I’olqeclif était placé dans la réalisation de
celte idée, déjà émise antérieurement dans les notes
et déclarations prussiennes, qu’il s’agissait seule
ment de se mettre d’accord avec l’Autriche sur
cerlaines facilités commerciales nouvelles à l’exclu-
sion de tout privilège.
I OUI se rendre compte de toute la signification de
cette attitude, si hostile aux aspirations de l’Autri
che dans les questions douanières et commerciales,
on n’a qu’à jeter les yeux sur la situation politique
contemporaine.
Le 13jmllet 1863, l’empereur François-Joseph in
vitait fous les princes de la Confédération et les vil
les libres a se réunir à Francfort pour y délibérer
sur une réforme de la constitution fédérale; mais,
malgré le luxe déployé au siège de la diète, le projet
e constitulion présenté ne recueillit pas de bien
nombreuses adhésions et fut écarté haut la main par
ü I lusse, qui s était abstenue dès le début de figurer
econfiés des souverains, de telle sortequ’après
j elfoits peu énergiques tentés en faveur de
piojct, 1 Autriche elle-même abandonna son
œuvre.
Ln même temps, la question du Schleswig-Hol
stein était entrée dans une phase, grosse de difficul
tés avec les grandes puissances européennes, et dans
laquelle les vues et les tendances de la Prusse se