30 l’allemagne économique.
sions différentes, le 27 juin 1823 par Saxe-Weimar,
les 9etl7juin 1826 par Lippe et le 2 décembre 1826
par Mecklembourg-Schwérin ; ces incorporations se
continuèrent môme avec d’autres maisons jusqu’en
1828, sans que la Prusse se départît du rôle expectant
et en quelque sorte passif qu’elle semblait
s’être imposé, et sans qu’elle s’intéressât directement
au mouvement qui s’opérait autour d’elle en
Allemagne. Il est vrai, d’ailleurs, que ce mouvement
était principalement dirigé contre la grande monarchie
du Nord, qui par les annexions suigeneris auxquels
elle venait de procéder, avait entretenu la révolte
dans les esprits, et c’est ainsi que, pour tenir
tête à la Prusse, plusieurs contrées, au nombre desquelles
figuraient en première ligne la Bavière et le
Wurtemberg, avaient dès le 19 mai 1820 formé à
Vienne un accord préliminaire, à l’effet de tenir à
Darmstadt un congrès spécial, où l’on jetterait les
fondements d’une union douanière restreinte.
Le congrès de Darmstadt, que nous avons mentionné
déjà, ne conduisit pas sans doute immédiatement
au résultat désiré, et diverses régions, telles
que la Hesse-Darmstadt, la Ilesse-Cassel et le Hanovre,
prirent même à la fin un parti tout à fait
décourageant pour les négociations poursuivies dans
un sens unioniste, en réformant individuellement
chez elles leur système douanier, et en publiant des
tarifs préjudiciables aux régions avoisinantes; mais
ces négociations devaient être continuées sous le