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l’allemagne économique.
pas (l’écarler la demande de la Bavière avec la même
netteté avec laquelle celle-ci avait paru vouloir la
présenter et d’évoquer, pour s’y référer absolument,
ses déclarations antérieures.
Voulant prévenir toutefois une rupture définitive,
les organes des gouvernements opposants vinrent,
h la date du 29 février, annoncer l’intention où ils
étaient, de remettre à l’étude d’une façon générale
le projet de tarif prussien, comme devant servir de
fondement ou de point de départ aux négociations
avec l’Autricbe. Du consentement bien naturel de
la Prusse, on délibéra donc successivement sur le
tarif ainsi que sur le traité de commerce, le traité
de navigation et la convention littéraire conclus avec
la France, et cet examen se termina par des expli
cations très-détaillées fournies de la part des com
missaires prussiens sur la mesure dans laquelle leur
pays entendait faire droit aux réclamations formu
lées, aux modifications requises de côté et d’autre
en ces diverses matières. Mais, quelque courtoises
que fussent ces explications, elles ne donnèrent
qu’une satisfaction insignifiante aux vœux exprimés,
attendu que les fins de non-recevoir y tenaient cer
tainement une plus large place que les concessions
méritant véritablement ce nom. C’est ainsi qu’au
sujet du tarif B, annexé au traité avec la France,
et du projet de tarif prussien, qui s’était inspiré du
précédent, la Prusse se refusa catégoriquement à
toute innovation autre que celles si peu imjjortau-