PÉRIODE DE i860 A iSOO.
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avec la Suisse des pourparlers, qui échouèrent cependant
derechef contre une question tout à fait
secondaire, jusqu’à ce qu'enfin un traité du 13 mai
1769 vînt couronner des efforts si longtemps inutiles.
Les observations générales que nous ont suggérées
les relations du Zollverein avec la Suisse ayant
été communes aux relations du Zollverein avec les
villes hanséaliques, nous avons de la sorte prévenu
par avance, sous réserve de quelques développements
justificatifs ultérieurs, dans lesquels nous allons entrer
à présent, que ces dernières relations, malgré
leur animation surprenante, étaient restées également
assez longtemps livrées à elles-mêmes, sans
être l’objet d’aucune réglementation conventionnelle,
et sans donner lieu, malgré cela ou à cause de
cela, à un embarras ou à un conflit quelconque.
Avant même qu’éclatât la Révolution française,
la prospérité croissante de puissances maritimes et
commerciales, telles que la Hollande, l’Angleterre
et les États-Unis du Nord de l’Amérique, avait fait
déchoir les villes hanséatiques de leur antique
splendeur et les avait réduites à délaisser les voies
désoimais impraticables, qui les avaient, dans le
passé, conduites aux plus éclatants succès. L’esprit
de la vieille Hanse teutonique avait été un esprit monopoleur,
n’admettant au bénéfice d’une exploitation
commerciale exclusive qu’un nombre restreint
de privilégiés et favorisé par le désordre d’une épo-