PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 501
leur tañí soil peu politique, les conférences géné
rales en étaient dessaisies an profit de quelque autre
autorité, que les considérations économiques lou
chaient à un degré infiniment moindre.
Tout autre au contraire était l’esprit de la nou-
\elle organisation, dans laquelle les représentants
des gouvernements au conseil fédéral du Zollverein
allaient être en grande partie choisis invariablement
paimiles fonctionnairespolitiquesou du moins parmi
les sommités spécialistes, complètement initiées à la
politique commerciale de leurs cabinets respectifs, et
où les travaux véritablement techniques, considérés
en conséquence comme d’ordre secondaire dans la
mission à accomplir, ne devaient guère avoir d’utilité
que pour la préparation ou l’exécution des décrets
de ce conseil fédéral.
De toutes les nouveautés issues du pacte de juillet,
la nouveauté qui frappa toutefois le plus les regards
du grand public et y causa la sensation la plus vive,
lut celle qui valut aux populations elles-mêmes le
droit d élire des mandataires chargés de concourir
dans une large mesure à l'œuvre législative. La pen
sée de doter d'un organe les intérêts populaires re
montait aux premières périodes du Zollverein, où sa
réalisation n’avait été cependant encore poursuivie
que sous la forme d’une représentation des classes
les plus immédiatement en cause. Mais si même une
telle représentation des classes industrielles, à la
quelle les gouvernements associés opposèrent d’ail-