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l’aliæmaünk économique.
nier. Car la cabinet prussien avait derechef saisi le
conseil fédéral d’un projet de tarif, en concordance
sur les points principaux avec celui de l'année pré
cédente, et renouvelant la demande d’un impôt sui
te pétrole. A part quelques déviations d’assez minime
importance, se référant à l’alun, au sel ammoniac,
à quelques espèces de fils de lin et de toiles, le nou
veau projet ne se distinguait principalement de l’an
cien, qu’en ce qu’on y avait porté la modération de
droits pour le riz comme aussi les modérations de
droits pour le fer et les articles de fer, lesquelles
dernières avaient figuré en 1868 sur un projet de loi
distinct, qui ne fut même pas mis en délibération.
A ce projet de tarif, qui obtint sans changements
notables la sanction du conseil fédéral venait se
joindre un autre projet de loi, portant modification
d(î l’impôt mis sur le sucre. Depuis longtemps, en
effet, tout le monde s’accordait sur l’opportunité de
pareille modificalion, et déjfi, l’année d’avant, le
parlement douanier avait décidé en propres termes,
que le président du conseil fédéral serait invité à
faire en sorte que le parlement fut appelé, dans sa
plus prochaine réunion, à connaître d’une réforme
de la taxe sucrière assise sur l’abaissement des droits
supportés parle sucre exotique et sur la suppression
de la marge existant, par rapport aux droits, entre
raffineurs et consommateurs. Car le système d’im-
jiosition en vigueur, tel qu’il était sorti des droits
originaires sur le sucre colonial et de la taxation