PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 535
magne du Sud,qui par suite d’une déclaralioij quelque
peu dépourvue de tact, que plusieurs de ses meni-
lires avaient publiée à la fin de la dernière session,
avait rompu avec le camp des conservateurs, pour
suivit sans égard pour les principes économiques
la ligne de conduite tracée par l’esprit de parti, en
repoussant toute motion derrière laquelle elle pou
vait soupçonner un intérêt prussien. Une bataille
des plus chaudes se livra à nouveau tout d’abord
autour des droits sur les fers entre les partisans du
protectionnisme, sous la bannière desquels se grou
pèrent des intéressés de l’importance des Sybel,
Stumm et autres et des hommes de science tels que
Mohl, et les partisans du libre-échange, qui com
ptèrent pour partie dans leurs rangs les députés des
villes maritimes du nord, et pour partie encore les
nuances libérales. Mais le droit réclamé par la Prusse
sur le pétrole constituait, de même qu’en 1808,
le point capital, autour duquel allait pivoter toute
la révision du tarif. Comme les arguments pour
contre étaient épuisés, et que les considérations
politiques étaient plus déterminantes pour le vote
que les raisons de fond, la fin du débat ne se fit pas
attendre et amena un second échec pour la taxe du
pétrole, qui, rejetee par une nouvelle majorité encore
assez imposante, ne paraissait pas dans des condi
tions à se faire admettre de sitôt. Le député Lasker
ayant même, quand il s’agit tout de suite après cette
décision, du projet de loi sur le sucre, demandé et