PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 579
lexpédition des affaires par la conférence douanière
présentait déjà aujourd’hui de grandes difficultés,
ses décisions devant être prises à Tunanimité des
voix; qu’on ne pouvait pas augmenter le nombre
des membres, qui la composent sans compromet
tre les intérêts de l’Union et même son existence;
qu’on avait donc dû arrêter comme règle invariable
que le droit de représentation ne serait plus accordé
cà aucun État. La considération que le grand-duché
de Luxembourg, par sa position, était fondé à éle
ver la prétention d’être assimilé soit à la ville libre
de Francfort, soit au grand duché d’Oldenbourg,
qui jouissent de l’avantage qu’il réclame, n’a pas
été accueillie. Les commissaires prussiens ne l’ont
non-seulement contestée sous divers rapports, mais
ils ont encore déclaré que les deux États prédésignés
ne seraient plus eux-mêmes admis aujourd’hui
comme membres de la conférence, si la chose était
encore à faire et ipi’on regrettait cette admission,
que des circonstances particulières avaient motivée.
Il y a lieu d’ajouter à ces considérations, que la
restriction du nombre des voix dans les conféren
ces douanières a été érigée en principe dans le traité
reconslilntif du Zollverein. En effet, suivant l’art.
33 du nouveau traité du 16 mai 1865, les 13 mem
bres qui composent aujourd’hui la conférence, se
sont engagés à diminuer le nombre des commissai
res, en ce que plusieurs membres du Verein devront
s’entendre sur la nomination d’un délégué commun,