48 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Reuss, les Étals, (lisons-nous, adoptaient le même
système douanier, ainsi qu’un tarif d’entrée de sor
tie et de transit identique, et, en reculant les bar
rières individuelles jusqu’aux extrêmes frontières de
l’union, établissaient entre eux une liberté commer-
cialeillimitée. Ce droit pour les marcliaudises de cir
culer sans la moindre entrave d’un État à l’autre était
retiré seulement aux objets auxquels s’appliquait le
monopole des gouvernements, aux denrées soumi
ses à des droits compensateurs, et é tous les articles
(lui n’auraient pu être contrefaits où introduits qu au
préjudice d’un brevet d’invention ou d un privilège
octroyé par un des gouvernements alliés. Dans la
nremière catégorie se plaçaient notamment les car
tes à ioner et le sel ; et quant à la seconde catégorie
de cas exceptionnels, elle se justifiait par 1 inégalité
existant entre les divers États de l’Union par rapport
à leurs systèmes d’impôt respectifs; il importe en
etfet, quand une association de douanes n est pas en
même temps, comme elle devrait l être peut-être,
une association d’impôts, au moins d’impôts indi
rects, que les conilitions de production et de vente
soient égalisées entre'associés. Les droits de com
pensation n’avaient pas d’autre but ; mais les ques
tions s’y rattachant n’avaientpasmoinsalimenté des
dijbats très-prolongés et très-épiiieux avant que la
Prusse se prêtât, comme elle le lit à la suite u
traité commercial du Zollverein avec la b rance, a
la suppression de ces droits. Jus(jue-là, les différen-