PÉRIODE DE 1834 A 1834. 71
grande, comme pour ménager un rapprochement
futur.
Les riverains de la mer Baltique n’éprouvaient pas
d’ailleurs pour le Zollverein une inclination plus
forte que ceux de la mer du Nord ; et les ouvertures
que le grand-duc de Mecklembourg-Schwérin fit
en 1836 au gouvernement français, pour la conclu
sion d une alliance commerciale qui le préservât
des envahissements du système prussien, eurent pour
résultat la convention du 19 juillet 1836, qui pour
dix années garantissait à la France le maintien du
régime existant dans le Mecklembourg, sous la con
dition de facilités en faveur de la navigation et des
produits ruraux du grand-duché. Mais toutes ces
dissidences finirent par disparaître avec les années,
et on sait par l’histoire contemporaine qu’il n’en
existe plus de trace aujourd’hui.
En même temps que, dans ces conditions, le
Zollverein s’acheminait vers le terme assigné à sa pre
miere étape, qui pouvait être aussi sa dernière en cas
de dénonciation des traités, les conférences géné
rales instituées pour arrêter les comptes auxquelles
onna.ent heu les recettes communes, pour fixer le
' s es lois et règlements de l’association, pour
diesser le tarif, pour s’entendre sur des institutions
et des mesures nouvelles, et en général pour sur
veiller l’exécution et travailler au développement
organique de l’ensemble, ne manquèrent pas dans
leurs réunions périodiques, tenues à chaque fois en