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l’allemagne économique.
au contraile, dans la conférence de Munich (1836}
les États associés, réagissant contre les dispositions
hollandaises sur l’importation des grains, sévirent
durement contre l’importation du sucre en Allemagne
par la Hollande. Le tarif douanier du Zollverein,
qui se montrait rigoureux pour le sucre raffiné
et très-clément pour le sucre brut, avait eu
notamment cette conséquence, que les industrieux
Hollandais, après avoir imaginé un demi-produit
appelé lonips ou lumps ^ le déclaraient comme du
sucre brut, et l’introduisaient en masses pour les
raffineries de l’association. Désormais les lumps
devaient être taxés absolument comme le sucre raffiné
et par cette résolution le Zollverein satisfaisait
sa rancune en môme temps qu’il comptait grossir
ses revenus. De plus la Prusse prit des arrangements
qui firent perdre au pavillon hollandais les immunités
de navigation dont il avait joui jusqu’ici
sur le Rhin, et sous le coup de ces deux mesures si
contrariantes, le gouvernement des Pays-Ras poussa
les négociations avec une activité nouvelle. Ces négociations
amenèrent tout d’abord le 3 juin 1837 la
conclusion d’un traité de navigation entre la Hollande
et la Prusse, dont les stipulations assuraient à
leurs navires respectifs la réciprocité du traitement
national pour la navigation à la fois fluviale et maritime,
et au bénéfice duquel les autres Étals allemands
étaient appelés à participer.
Mais les commissaires néerlandais ne perdirent