PÉRIODE DE 183Í A 1854. jßg
articles en fer et en acier. Ces propositions, qui par
leur modération même avaient la chance de se faire
accepter par la grande majorité des gouvernements
associés, placèrent le cabinet de Dresde dans un embarras
particulier. Des considérations politiques
l’avaient fortement prévenu eu faveur d'une union
.louanière avec l’Autriche, dont l’entrée dans le
Zollverein eût cependant notablement renforcé le
parti protectionniste, et dont les ouvertures, si elles
pouvaient trouver quelque accès auprès de l’association,
devaient dès à présent entratuer une aggravation
de plusieurs chefs du tarif, destinée à foudre
ensemble les systèmes respectifs, car il n’était pas
supposable que la monarchie autrichienne souscrivlt
sans triage aux fixations en partie arbitraires
du Zollverein. Or la position prise jusqu’ici
par la Saxe dans la question des droits protecteurs
tte pouvait qu’être contrariée par de pareilles perspectives
et de pareilles prétentions, et son goiiver-"ement
chercha à tout concilier en posant en tlièse,
|oe nul changement ne devait être introduit pour
«nonieut par le Zollverein dans son système finan-Les
propositions émanées de la Prusse se rapprochaient
sensiblement de celles de la Itavière et si
elles ne répondaient pas aux exigences des véritables