DES OIUGINES Dü ZOLLVEREIN. 21
germanique la pétition restée célèbre, qui, cou
verte (les signatures de Bade, des deux liesses, de
Nassau, de la Saxe, de la Bavière, fut présentée à
la diète le 20 avril de celte année 1819, et où il
exprima des vues qui font de ce document le pré-
cuiseur direct du Zollverein, malgré l'intervalle
assez notable de temps par lecjuel cette grande insti
tution en demeura cependant encore séparée. Peut-
être qu à ce titre nos lecteurs ne seront pas fâchés
de trouver ici quelques passages importants du fac
tum en (¡ueslion, mus (ju’ils seront par un senti
ment d intérêt et de curiosité semblable à celui qui
nous pousse vers le mince filet d’eau, point de dé
part souvent presque imperceptible où les fleuves
les plus larges et les plus majestueux viennent pren
dre leur source.
Voici donc comment s’exprimèrent entre autres
les pétitionnaires, par Torgaue de leur éloquent in
terprète : «Nous soussignés, négociants et fabricants
allemands, réunis a la foire de Francfort, accablés
par la triste situation du commerce et de l’industrie,
nous nous adressons au gouvernement suprême de
la nation allemande, pour lui dévoiler les causes de
notre détresse et pour implorer son assistance.
«Dans un pays où la plupart des fabriijues sont
fermées ou traînent une misérable existence, où les
foires et les marchés sont encombrés de marchan
dises étrangères, où la majeure partie des iiégo-
ciaiils ne font pour ainsi dire plus d’affaires, est-il