A. RÆDER
de la part de Sparte aux relations reciproques existant depuis 431
entre Sparte et ses alliés, rompirent avec Sparte et conclurent une
alliance avec Argos ; ceci eut lieu en 421. La sentence arbitrale de
Sparte doit avoir été rendue vers les années 430 à 425.
XI.
Clause d’arbitrage entre ATHENES & SPARTE, dans le
Traité d’armistice en 423.
Pendant la première partie de la guerre du Péloponèse, celle qu’on
appelle la guerre de dix ans, il y eut plusieurs fois des pourparlers
de paix, car on était las de la guerre à Athènes et à Sparte.
Pendant le printemps de l’an 423 un armistice d’un an fut conclu,
pendant lequel d’autres pourparlers de paix devaient être suivis.
Dans le traité 1 qui instituait cet armistice, il fut décidé que les
parties conservaient ce qu’elles occupaient à ce moment ; en outre
elles s’engageaient pour la durée de l’armistice à laisser trancher
les difficultés qui pourraient surgir, « suivant l’ancien usage », non
pas par la guerre, mais par voie judiciaire. 2
C’est ainsi que la ville de Skione dans la presqu’île de Chalcidie,
qui faisait partie de la ligue maritime Attique, deux jours après la
conclusion de l’armistice, échappa à Athènes et se rendit à Brasidas,
l’habile chef de l’armée Spartiate dans la région de la Thrace. 3 Quand
ceci eut lieu, l’armistice n’était pas encore connu à Skione ; mais
quand le messager arriva en Thrace et annonça l’armistice, Brasidas
se refusa à rendre la ville, comme les Athéniens l’exigeaient, car il
prétendait que la reddition de la ville avait eu lieu avant la con
clusion de l’armistice. Les Spartiates se basèrent sur l’exactitude du
récit de Brasidas ; ils expédièrent des envoyés à Athènes pour re-
1 R. von Scala. Die Staatsverträge des Alterthums I, n° 79. — 2 Thucydide IV,
118, 6 : btxaç je bibóvat ú|xâç xe rj|uîv xcù i^pctc; úptv xaxà xà nàxpia, xct àj.npi.Xoya
bíxij biaXùovxaç cive« noXéjuo«. - 8 Thucydide IV, 120; 122, 6.
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