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l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
rance d’un abaissement de droits pour ses propres
\ins de 4 thalers à 2 thalers 23, se fut désistée de
son traité avec le Mecklembourg. Ces négociations
entamées à Berlin avec le concours de la Bavière et
delà Saxe donnèrent aussi de prompts résultats con
signés dans un traité très-développé du 9 mars 1868,
auquel les échanges mutuels furent redevables
d’eemxptions et de facilités douanières nouvelles en
grand nombre. Le 30 du même mois, la Prusse avait
signé également à Madrid un traité de commerce et
de navigation avec l’Espagne, et enfin un troisième
traité négocié avec les États de 1 Église ne lut con
clu que le 8 mai 1868, mais le fut cependant encore
assez tôt, pour permettre de le soumettre comme les
précédents à la ratification du parlement douanier.
Parmi les questions de législation intérieure, il y
en avait deux surtout, que la Prusse désirait faire
vider par la première session du parlement et que
dans ce but elle avait introduites préalablement de
vant le conseil fédéral du Zollverein en déposant sur
son bureau des projets de lois correspondants, rela
tifs l’uii à l’imposition du tabac et l’autre à une ré
vision du tarif commun dont il s’agissait de modifier
d’une manière notable une série de fixations. Ces
deux projets avaient leur point de départ dans une
conception complexe, dans la combinaison de prin
cipes économiques exacts avec des tendances de na
ture fiscale.
L’imposition du tabac, telle qu elle existait, cou-