PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 515
ilant, et comme étant liés à l’existence l’un de l’autre.
Cependant malgré cette perspective souriante d’un
accroissement des revenus dont le montant avait
dans les dernières années subi diverses influences
parmi lesquelles notamment celle du traité avec
la France, et menaçait même de fléchir encore da
vantage par suite du traité avec l’Autriche, l’en
semble des conceptions prussiennes n’eut pas,
même de la part déjà du conseil fédéral, à se louer
d un accueil favorable pour beaucoup de ses par
ties. Ainsi, les États du Sud s’élevèrent tout d’abord
contre la quotité jusqu à laquelle la Prusse voulait
pousser l’impôt sur le tabac. Mais les abaissements
projetés de droits pour le riz et le fer furent combat
tus plus énergiquement encore, et, le premier ayant
succombé sous un vote en règle, le conseil ne fut
même pas mis en demeure de prendre une décision
sur le second, qui fut silencieusement retiré. On
critiqua même par principe le plan financier consi
déré en son entier, en relevant sa médiocre compati
bilité avec l’institution du parlement douanier, dont
l’esprit, vu toute sa situation politique, devait'être
selon les présomptions les plus plausibles, d’ac-
cueillir tous les adoucissements de douanes, mais de
termer la porte à de nouveaux droits et à de nou
veaux impôts.
Le parlement douanier, renchérissant encore par
cerlains de ses groupes coalisés, sur l’hostilité du
conseil fédéral, ne se fit pas faute non plus, comme