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RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET. Si5 
puisse être légèrement et transitoirement troublé, on ne verra se 
perpétuer aucune surémission notable, par cela seul que la nature des 
choses tend à mettre sans cesse la masse des billets de banque en rap 
port avec les besoins du publie. » M. Gilchrist, directeur de la Ban 
que d’hcosse, déclara au comité que, « si la Banque d’Angleterre 
restreignait ses émissions, les banques d’Ecosse se trouveraient natu 
rellement dans la nécessité de diminuer les leurs. » — « Les émissions 
de la Banque d’Angleterre, dit-il, agissent sur celles des banques écos 
saises de la manière suivante : Si ces dernières versent dans la circula 
ron plus de papier qu’elles ne le devraient proportionnellement aux 
opérations de la Banque d’Angleterre, elles sont entraînées à faire 
traite sur jjondres à un change inférieur. » Dans l’interrogatoire 
qu’onjiit subir à M. 'l'bompson, banquier de province et membre de 
ta Commission, on lui demanda : « Quel était le critérium sur lequel les 
banquesj'provinciales réglaient leurs émissions? » Il répondit : « Ce 
critérium repose dans l’abondance ou la rareté des billets de banque. 
— (>. Leurs émissions sont donc relatives à celles de la banque? — 
Mon avis est que cette relation existe. » 
M. Bosanquet fait observer que la commission n’a pas fixé le sens 
qu’elle attache h ces mots : excè.s de circuïalion. — « C’est pourquoi, 
ajoute-t-il, je pense que leur signification dans le Rapport est celle 
que leur attribue le docteur Smith , et par laquelle il désigne une 
quantité monétaire supérieure à celle que les besoins du pays peu- 
aisément employer ou absorber. « Et ailleurs : « Comme il n’est 
pas manifeste que le papier excède cette quantité, il semble tout au 
Rioins que Vonus probandi appartient à la (Commission. » 
Mais tel n’est pas, selon moi, le sens que le (Comité attache au mot 
^^cès. Il résulte de cette version qu’il ne saurait y avoir excès tant 
que la" Banque ne j)aie pas en espèces; car le commerce du pays 
peut aisément employer et absorberles sommes que la Rauque livrera 
Ä la circulation, (|uelle que soit d’ailleurs leur importance. C’est 
pour avoir ainsi compris le mot excès que M. Bosanquet pense que la 
circulation ne peut jamais être surabondante, parce qu’alors le pays 
ne sauraif^l’employer facilement. A mesure que les livres sterling 
se dégraderont, le besoin du montant nominal de ces livres s'accroî 
tra, et leur somme multijdiée ne sera pas plus excessive qu’elle ne 
l’était auparavant. Par le mot excès donc , la commission doit en 
tendre la différence à calculer pour le montant de la circulation, entre 
la somme réellement employée et celle qui le serait, si la Ihrestei ling 
retrouvait sa râleur en lingots. Cette distinction est plus im|)(u
	        
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