Full text: Régime des chambres de commerce

330 GliAMDUË UB GOMUBRCE UE PARIS. 
Elle choisit alors, pour directeur, M. PaulSchwaeblé, 
ancien élève de l’École polytechnique. 
L’École, qui, jusqu’alors, n’avait admis que des 
élèves internes, prit un tel développement, sous 
l’énergique impulsion de la Chambre de Commerce, 
que l’on fut bientôt obligé d’y admettre des élèves 
demi-pensionnaires. Le nombre des élèves, qui était 
de soixante-dix, en 1869, s’élevait à cent quarante 
en 1874; il avait donc doublé en cinq ans. 
M. Schwaeblé mourut en 1880; ce fut encore un 
ancien élève de l’École polytechnique, M. J. Grelley, 
qui fut appelé à lui succéder. 
But de VÉcole, — L’école avait pour but, dans 
l’esprit de ses fondateurs, de former des jeunes gens 
possédant des connaissances scientifiques assez éten 
dues pour pouvoir aborder l’industrie, — sinon comme 
ingénieurs, au moins comme agents commerciaux. 
La Chambre de Commerce, par le choix de ses direc 
teurs, montra son intention formelle de maintenir 
l’esprit dans lequel l’enseignement de l’École avait été 
conçu au début. 
Reconnaissance de VÉcole par VÉtat. — La loi du 
15 juillet 1889, sur le recrutement de l’armée, dans 
son article 23, dispense de deux années de service 
militaire actif certaines catégories de jeunes gens au 
nombre desquels figurent les élèves diplômés des 
Écoles Supérieures de Commerce reconnues par l’État. 
A l’époque où la loi fut promulguée, l’État n’avait 
encore reconnu aucune de ces écoles. Ce ne fut qu’un
	        
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