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Elle choisit alors, pour directeur, M. PaulSchwaeblé,
ancien élève de l’École polytechnique.
L’École, qui, jusqu’alors, n’avait admis que des
élèves internes, prit un tel développement, sous
l’énergique impulsion de la Chambre de Commerce,
que l’on fut bientôt obligé d’y admettre des élèves
demi-pensionnaires. Le nombre des élèves, qui était
de soixante-dix, en 1869, s’élevait à cent quarante
en 1874; il avait donc doublé en cinq ans.
M. Schwaeblé mourut en 1880; ce fut encore un
ancien élève de l’École polytechnique, M. J. Grelley,
qui fut appelé à lui succéder.
But de VÉcole, — L’école avait pour but, dans
l’esprit de ses fondateurs, de former des jeunes gens
possédant des connaissances scientifiques assez éten
dues pour pouvoir aborder l’industrie, — sinon comme
ingénieurs, au moins comme agents commerciaux.
La Chambre de Commerce, par le choix de ses direc
teurs, montra son intention formelle de maintenir
l’esprit dans lequel l’enseignement de l’École avait été
conçu au début.
Reconnaissance de VÉcole par VÉtat. — La loi du
15 juillet 1889, sur le recrutement de l’armée, dans
son article 23, dispense de deux années de service
militaire actif certaines catégories de jeunes gens au
nombre desquels figurent les élèves diplômés des
Écoles Supérieures de Commerce reconnues par l’État.
A l’époque où la loi fut promulguée, l’État n’avait
encore reconnu aucune de ces écoles. Ce ne fut qu’un