356 CHAMBRE DE COMMERCE DE PARIS,
terre sur les diverses matières qui intéressent le com
merce.
C’est aussi vers 1833 que, sur la proposition de
M. le President Delessert, la Chambre sollicita du
Ministère du Commerce l’envoi de ses documents,
notamment le service des circulaires des douanes.
Toutefois le service des documents officiels ne se géné
ralise que beaucoup plus tard et la Bibliothèque ne
reçut pas d’accroissement très sensible de ce chef
jusqu’en 1853 (1).
A cette époque, la Chambre quitte son local de la
Bourse pour s’installer dans l’hôtel des commissaires-
priseurs. La Bibliothèque va pouvoir se développer à
l’aise dans le nouveau local qui lui a été ménagé. Une
augmentation de 7600 francs figure au budget de 1853,
motivée en partie par la nouvelle installation.
Il résulte d’un rapport de M. Horace Say, président
de la Commission spéciale, que la Bibliothèque com
prend alors 6000 volumes environ et que le nouveau
local en pourra contenir 25000.
En réservant cette place, les Membres de la Chambre
n’avaient pas trop présumé de l’avenir.
La Bibliothèque était à peine installée que les
États-Unis d’Amérique offraient, par l’entremise de
M. Watemare, à la Ville de Paris, une importante
collection qui, en raison de son origine, prit le nom de
Bibliothèque des États-Unis une fois installée à l’Hôtel
de Ville. La Chambre, apprenant qu’elle contenait
des documents commerciaux importants, pria M. le
(i) M. Desmarest, qui devait occuper si utilement jusqu’en 1893
les fonctions de bibliothécaire, fut nommé à ce poste en Í851.