Full text : Oeuvres complètes

CHAP.  II.  —  DE  LA  RENTE  DE  LA  TERRE.

pendant  que  j’emploierai  ces  quatre  portions,  sera  de  GO  ou  de  toute
la  difiérciicc  entre
70  et  100-30  1  (  100
70  (t  90—20  f  \  90
70  et  80—10  /  tandis  que  le  produit  serait  de  310  {  80
GO  )  _70
'  340;
et  tant  que  j’emploierai  ces  portions,  la  rente  restera  toujours  la
même,  quoique  le  produit  de  chacune  d’elles  éprouve  un  accroissement ­
  égal.  Si,  au  lieu  de  ICO,  90,  80,  70,  les  produits  s’élevaient
a  125,  115,  105,  95,  la  rente  serait  toujours  de  GO,  qui  est  la
diHerence  entre

95  et  125-30  \
95  et  115—20  I
95  et  105—m  (
GO  /

tandis  que  les  produits  s’élèveraient  à  440

125
115
105
95
440,

^fais  avec  une  telle  augmentation  de  produits,  sans  accroissement
dans  la  demande,  il  ne  pourrait  y  avoir  aucune  raison  pour  consacrer
tant  de  capital  à  la  terre;  on  en  retirerait  une  portion,  et,  par  conséquent, ­
  la  dernière  portion  de  capital  rapporterait  105  au  lieu  de
95,  et  la  rente  baisserait  a  30,  ou  à  la  diiTérence  entre

Îa-  |25—20  Ntandisquele  produit  spraittoujours
lOo  tt  Ho—  10  les  besoins  de  la  population,  car
30  ;  quarters,  ou

en  rapport  avre.  125
il  serait  de  345  H5
(  105

345,

la  demande  n’étant  que  de  340  quarters.
Mais  il  est  des  améliorations  qui  peuvent  faire  baisser  le  prix
relatif  des  produits  et  la  rente  en  argent,  sans  faire  baisser  la  rente
en  blé.  De  telles  améliorations  n’augmentent  pas,  à  la  vérité  les
forces  productives  de  la  terre,  mais  elles  font  obtenir  le  même
produit  avec  moins  de  travail.  Elles  inOuent  plutôt  sur  la  formation ­
  du  capital  employé  à  la  terre  ,  que  sur  la  culture  même  de
la  terre.  Des  perfectionnements  dans  les  instruments  de  l’agriculture, ­
  tels  que  les  charrues  et  la  machine  à  battre  le  blé,  l’économie ­
  dans  le  nombre  des  chevaux  employés  à  l’agriculture,  et  des
connaissances  plus  étendues  dans  l’art  du  vétérinaire,  sont  de  cette
nature.  Moins  de  capital,  ce  qui  est  la  même  chose  que  moins  de
travail,  sera  consacré  à  la  terre;  mais  pour  obtenir  le  même  produit, ­
  il  faudra  toujours  cultiver  autant  de  terrain.  Pour  recounûitro
            
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