CHAP. V. - DES SALAIRES.
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CHAPITRE V.
DES S.4LAIRES.
U travail, ainsi que toutes choses que l’on peut acheter ou vendre
et dont la quantité peut augmenter ou diminuer, a un prix naturel et
un prix courant. Le prix naturel du travail est celui qui fournit aux
ouvriers, en général, les moyens de subsister et de perpétuer leur es
pece sans accroissement ni diminution. Les ressources qu’a l’ouvrier
enchérir, en raison de la plus grande didiculté de l’acquérir Néan
moins, les améliorations dans l’agriculture, la découverte de iiou
veaux marches d’où l’on peut tirer des subsistances, peuvent, pendant
un certain temps, s’opposer a la hausse du prix des denrées et iieu-
rom.r"'* n'Ti‘’‘"ir'’ t»usej produi-
ntun sembJahle effet sur Je prix naturel du trav ail.
trat! i’"’‘ "T"' ~ matières primitives et le
exceptés, — tend a baisser, par suite de l’accroissement des
nchesses et de la population; car quoique, d’un cAté, leur valeur
c augmente par la liausse du prix naturel des matières premières,
n ne lérissement est plus que compensé par le perfectionnement
® roacliiucs, par une meilleure division et distribution du travail, et
labileté toujours croissante des producteurs dans les scieiures et
dans les arts.