Full text : Oeuvres complètes

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PIIINCII'ES  »K  L’ÉCONOMIE  POLITIQUE.

CHAPITRE  VI.
des  PROFITS  ‘.

.4,ant  déjà  montré  que  les  prolits  des  capitaux  dans  les  differentes
I,ranches  de  la  pcaluctio»,  gardent  toujours  eutn’  eux  une  même
proportion,  et  tendent  tous  à  éprouver  des  variations  dans  le  menu
degré  et  dans  un  même  sens,  il  nous  reste  à  rechercher  la  cause  des
variations  permanentes  dans  le  taux  des  prolits,  et  les  mod.lieat.ons
qui  en  résultent  toujoum  dans  le  taux  de  l  uitérét.
.Nous  avons  vu  que  le  prix  du  Wé'  se  règle  par  la  quantité  de
travail  nécessaire  pour  le  produire  ,  au  mojen  de  cette  portion  du
capital  qui  ne  paie  pas  de  rente.  Nous  avons  vu  aussi  que  tous  1«
articles  manulaeturés  haussent  et  naissent  de  prix  a  mesure  qu  il
faut,  pour  les  produire,  plus  ou  moins  de  travail.  Ni  le  fermier  qu,
cultive  cette  espèce  de  terres  dont  la  qualité  règle  les  prix  courants,
ni  le  manufacturier  qui  fabrique  des  mareliaudisi-s,  ne  reserven  aucune ­
  portion  du  priKliiit  pour  la  rente.  La  valeur  cutiere  de  leurs
articles  se  partage  en  deux  seules  portions,  dont  l’une  constitue  les
profits  du  capital,  et  l’autre  est  consacrée  au  salaire  des  ouvriers
El,  supposant  que  le  blé  et  les  objets  manufacturés  se  veiidenl
toujours  au  même  prix,  les  prolits  seront  toujours  élevés  ou  réduit»  ,

'  Les  auteurs  anglais  entendent  par  ce  mot  les  bénéfices  que  tout  entrepreneur
d’industrie  fait  dans  sa  profession,  (|ueUe  qu’elle  soit,  sans  distinguer  dans  ces  e
néiices  ce  qui  peut  être  considéré  comme  profit  du  capital  de  cet  entrepreneui
de  ce  qui  peut  être  considéré  comme  le  prix  de  ses  conceptions  et  de  sou  activité.
Dans  mon  Traité,  j’ai  cru  devoir  mettre  en  garde  contre  cette  contusion.
J.B.  Sav.  .
2  Le  lecteur  est  prié  de  se  rappeler  que  dans  le  but  d  etre  plus  clair,  j  ai  considéré ­
  l’argent,  ou  la  monnaie,  comme  invariable  dans  sa  valeur;  et  par  consé-(luent
  toute  variation  de  prix  cemme  l’effet  d’un  cbangement  dans  la  valeur  de
la  marchandise  seulement.  (  l’Auteur.  )
            
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