Full text : Oeuvres complètes

«8  PRINCIPES  DE  ¡.’ÉCONOMIE  POLITIQUE.
De  sorte  que  cent  cinquante  quarters,  à  4  1.  10s.,  rapportent ­
  1*
Et  cent  cinquante  quarters,  all.  IBs.,  donnent  la  même
somme  de  1.  720
Or,  il  est  évident  que,  sur  ees  trois  valeurs  différentes,  le  fermier ­
  étant  obligé  à  une  époque  de  payer  des  salaires  réglés  d'après ­
  le  prix  du  blé  à  4  liv.,  et  dans  d’autres  temps  à  de  plus  hauts
prix  ,  le  taux  de  ses  profits  doit  diminuer  en  proportion  de  la  hausse
du  prix  du  blé.
Dans  ee  cas,  il  me  paraît  clairement  démontré  que  toute  hausse
du  prix  du  blé  qui  augmente  le  salaire  en  argent  de  l’ouvrier  diminue ­
  la  valeur  en  argent  des  profits  du  fermier.
Ea  situation  du  fermier  de  l'ancien  et  meilleur  fonds  de  terre  sera
exactement  la  même  ;  il  devra  aussi  payer  de  plus  forts  salaires  ,  et  il
ne  pourra  jamais  lui  rester  sur  la  \  aleur  des  produits  ,  quelque  élevé
qu’en  soit  le  prix,  plus  de  720  I.,  pour  être  partagées  entre  lui  et
le  nombre  toujours  égal  de  ses  travailleurs.  Or,  plus  ils  gagneront,
moins  il  leur  en  restera.
Quand  le  prix  du  blé  était  à  4  1.,  la  totalité  des  cent  quatre-vingts
([uarters  appartenait  au  cultivateur,  qui  le  vendait  720  1.  Quand
le  blé  est  monté  à  4  1.  4  s.  S  d.,  il  s’est  trouvé  forcé  de  payer,  sur
CCS  cent  quatre-vingts  quarters,  la  valeur  de  dix  quarters  pour  la
rente,  et  par  conséquent  les  cent  soixante-dix  restants  ne  lui  ont
plus  rapporté  ((ue  720  1.  Quand  le  blé  est  monté  à  4  I.  10  s.,  il
a  dû.payer  vingt  quarters,  ou  leur  valeur,  pour  le  fermage,  et  il
ne  lui  est  resté  que  cent  soixante  quarters,  qui  lui  rapportaient  la
somme  de  720  I.
C’est  pourquoi,  quelle  que  soit  la  hausse  dans  le  prix  du  blé,  la
nécessité  d’employer  pins  de  travail  ou  plus  de  capital  pour  obtenir  un
surcroît  donné  de  production,  rend  cette  hausse  égale  en  valeur  à
l’augmentation  de  la  rente  ou  à  celle  du  travail  employé;  en  sorte  que
le  fermier  ne  retire  de  ce  qui  reste  après  le  paiement  du  fermage,
(|ue  la  même  valeur  réelle,  soit  qu’il  vende  i  L,  4  1.  1(1  s.,  ou  bien  5  I.
2  s.  10  d.  le  quarter  de  blé.  Que  le  produit  appartenant  au  fermier ­
  soit  de  cent  quatre-vingts,  cent  soixante-dix,  cent  soixante  ou
cent  cinquante  quarters,  il  n’en  tire  jamais  que  720  1.;  le  prix  augmentant ­
  en  raison  inverse  de  la  quantité.
Ea  rente,  à  ce  qu'il  paraît,  retombe  donc  toujours  sur  le  consommateur, ­
  et  jamais  sur  le  fermier  ;  car  si  le  produit  de  sa  ferme  est
eoiistamment  (le  cent  quatre-vingts  quarters,  le  prix  haussant,  il
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.