Full text : Oeuvres complètes

92  PRINCIPES  DE  E’ÉCONOMIE  POEITIQUE.
profits-  mais  il  ost  impossible  de  eoncooir  comment  le  prix  en
argent  des  salaires  pourrait  baisser  ou  rester  stationnaire  pendant
que  celui  des  objets  de  première  nécessité  hausserait  graduellement.
On  peut  donc  regarder  comme  une  chose  démontrée  (pie  dans  es
cas  ordinaires  il  n’arrive  point  de  hausse  permanente  dans  le  prix
des  articles  de  première  nécessité  qui  ne  cause  une  hanssi  (Us  sa
laires,  ou  qui  ne  soit  felTet  d’une  hausse  sur\euuc  auparavant.
l/effel  quV()r»uv(Tonl  les  profils  sera  le  infime,  ou  *>  |u  u  près,  s  i
y  a  une  hausse  quelconque  dans  les  prix  des  autres  ai  fieles  i  e  pri  ^
mière  nécessité  que  l’ouvrier  aehète  avec  ses  salaires,—  1rs  aliments
exceptés,  ha  uéeessité  où  il  se  trouverait  de  les  paver  plus  cher  le  forcerait ­
  à  exiger  une  plus  forte  rémunération;  et  tout  ce  qui  au^meule
les  salaires  riàfuil  les  profits.  Mais  supposons  que  le  prix  des  soieries,
des  velours,  des  meubles,  ou  de  tout  autre  article  dont  1  ouvrier  n  a
pas  besoin,  vienne  à  hausser  par  suite  de  l'excédant  de,  travail  necessaire ­
  il  la  fabrieation  de  ces  objets,  les  prolits  ne  s'eu  ressentiraien  -
ils  pas?  Non  assurément;  car  rien  ne  modifie  les  |irolits,  si  ce  n  est
la  hausse  des  salaires;  et  les  soieries,  les  velours  n’étaiit  point  ooiisommés
  par  l’ouvrier,  le  reiicbérissement  (le  ces  articles  ne  saurait
faire  hausser  les  salaires.
le  ne  parle  que  des  profits  en  général,  .l’ai  deja  averti  que  le
prix  courant  d’une  denrée  pouvait  surpasser  son  prix  naturel  ou
absolu;  car  celle  denrée  peut  avoir  été  priuluite  eu  quantité  moindre ­
  que  ne  l’exige  ie  surcroît  de  la  demande.  Cet  effet  eependani
n’est  que  passager,  hes  beaux  profits  retirés  du  eapital  emp  ove
à  la  production  de  celte  denrée  porteront  bientôt  des  capitaux
vers  cet  emploi;  et  aiissit.’.t  que  les  fonds  seront  siillisaiils  et  qui
la  quantité  de  la  denrée  se  trouvera  assiv.  augmeiilee,  elle  baissera ­
  de  prix,  et  les  prolilsde  ce  genre  de  commerce  se  iiivelirroii
aviT  tous  les  autres,  ha  baisse  du  taux  général  des  prolils  n  est
nullement  iiieoinpaliblc  avec  la  hausse  partielle  des  beiieliees  d  une
branche  particulière  d’iiulusl  rie;  c  est  en  raison  (h  nugaïc  ((8
profits  que  les  capitaux  passent  (1  un  emploi  a  un  autic.  (itst  ainsi
que  pendant  la  baisse  des  profits  en  général  ,  et  pendant  qu  ils
tendent  graduellement  vers  un  niveau  plus  bas,  par  suite  (U  au,,
mentation  des  salaires  et  de  la  dillieulté  croissante  de  pourNoir  à  la
subsistance  du  surcroît  de  population;  c’est  ainsi,  dis-je,  que  b  s
profits  du  fermier  peuvent  se  maintenir  pendant  (piebpie  tcnqis
au-dessus  de  leur  ancien  taux.  Il  peut  se  faire  aussi  qu’une  branche
particulière  de  commerce  étranger  et  colonial  se  trouve  a  une  epoqm
            
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