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CHAP. VI. — DES PROFITS,
tenu compte du rencliérissemeiil des choses nécessaires, autres que
les subsistances. Ce renchérissement, suite de l’augmentation dans
la valeur des matières premières dont ces articles sont fabriqués,
erait encore baisser les profits, en faisant hausser davantage les
salaires.
ai déjà dit que longtemps avant que cet état des prix soit devenu
Í aiient, il n ^ aurait jilus de motif pour accumuler 5 car on n’ac
cumule qu’en vue de rendre cette accumulation productive; et ce
n est que lorsqu’elle est ainsi employée qu elle a un effet sur les pro-
1 . Il ne saurait y avoir d’accumulation sans motif, et par consé
quent un tel état des prix ne peut jamais persister. Il est aussi im
possible au fermier et au manufacturier de vivre sans profits au’à
1 ouvrier d’exister sans salaires. Le motif qui les porte à accumuler
diminuera a chaque diminution des profits, et il cessera entièrement
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des nriui porté a ci one que, quelle que soit la diminution
1 s u capital occasionnée par l’accumulation des capitaux