214 PIUNCIPES DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE,
qu’il fait monter les salaires et qu’il fait baisser le taux des profits ;
et nous avons aussi vu dans une autre partie de cet ouvrage que l’ef
fet de la hausse des salaires, et de la diminution des profits, est d’a
baisser les prix en monnaie des objets dont la production lient prin
cipalement à l’emploi d’un capital fixe.
On est si convaincu qu’un produit, dès qu’il est frappé d’imjidt,
ne peut plus être ex])orté aussi avantageusement, qu’on accorde, sous
forme de draw-back, la remise des droits aux marchandises exportées,
et qu’on établit les droits sur l’importation des produits similaires.
Si cette remise des di'oits et ces droits d’entrée sont assis avec équité,
non-seulement sur ces marchandises elles-mêmes, mais encore sur
toutes les autres sur lesquelles ils peuvent exercer une influence in
directe, alors il n’y aura certes aueun dérangement dans la valeur des
métaux précieux. Dès que nous pouvons exporter un article frappé
de l’impôt aussi bien qu’auparavant, sans donner aucune facilité
particulière à l’importation, les métaux précieux n’entreront pas
plus que ¡)ar le passé dans la liste des matières d’exportation.
Il n’est peut-être point de matières plus propres à être imposées
que celles que la nature ou l’art produisent avec une facilité remar
quable. Pour ce qui concerne les pays étrangers, l’on peut ranger
ces objets parmi ceux dont le prix n’est pas réglé par la quantité de
travail qu’ils ont coûté, mais plutôt par le caprice, le goût et les fa
cultés de l’acheteur. Si l’Angleterre possédait des mines d’étain plus
riches (luc celles des autres pays; si, par lasu])ériorité des machines
ou l’avantage du combustible, elle avait des facilités particulières
pour fabriquer des tissus de coton, les prix de l’étain et du coton
n’en seraient pas moins réglés, en Angleterre, par la quantité com
parative de travail et de capital nécessaires ])our la production de
ces matières, et la concurrence ])armi nos négociants ferait que le
consommateur étranger les paierait à peine plus cher que nous.
Notre supériorité dans la production de ces objets pourrait être
telle que, dans les marchés etrangers, ils se vendissent beaucoup plus
cher ^ sans que cela influât beaucoup sur leur consommation. Mais
ils ne pourraient jamais parvenir à ce prix par aucun autre moyen
que par un droit de sortie, tant que la concurrence serait libre chez
nous. Cet impôt retomberait principalement sur les consommateurs
étrangers, et une partie des dépenses du gouvernement anglais se
rait défravée par un impôt sur l’agriculture et sur l’industrie des
autres pays, l.’inqmt sur le thé, que paie actuellement le peuple an
glais, et qui fournit à une partie de la dépense du gouvernement de