Full text : Oeuvres complètes

CH.  XVII.  —  DES  I.MPOTS  SUR  LES  l'HODUITS  NOX  ACHICOLES,  iîf,
Il  ne  se  contentera  pas  d  un  moindre  taux  de  prolits  que  celui  que
retirent  de  leurs  fonds  les  autres  capitalistes,  et  par  conséquent  il
n  aura  d  autre  alternative  que  d’obtenir  une  réduction  de  la  rente
ou  de  quitter  son  industrie.
M.  Buchanan  regarde  le  blé  et  les  produits  agricoles  comme  étant
au  prix  de  monopole,  parce  que  ces  produits  paient  une  rente.  Selon ­
  lui,  toutes  les  denrées  qui  paient  une  rente  doivent  être  au  prix
de  monopole,  et  il  en  conclut  que  tout  impôt  sur  les  produits  agrieo
  es  doit  tomber  sur  le  propriétaire  et  non  sur  le  consommateur,
-e  prix  du  blé,  dit-il,  qui  rapporte  toujours  une  rente,  n’étant
■  sous  aucun  rapport,  modilié  par  les  frais  de  production,  ces  frail
■  doivent  être  pris  sur  la  rente,  et  par  conséquent,  lorsque  ces  frais
•  haussent  ou  baissent,  il  n’en  résulte  pas  un  prix  plus  baut  ou  plus
•  bas,  mais  une  rente  plus  ou  moins  élevée.  Sous  ce  point  de  vue
"  tout  impôt  sur  les  domestiques  de  ferme,  sur  les  chevaux  ou  sur
-  les  instruments  d’agriculture,  est  réellement  un  impôt  foncier
•  dont  le  poids  tombe  sur  le  fermier  pendant  la  durée  de  son  bail’
■  et  sur  le  propriétaire  quand  il  faut  le  renouveler,  üe  même  tous
•  les  instruments  d’agriculture  perfectionnés,  qui  épargnent  des  dé-•
  Mises  au  fermier,  tels  que  les  machines  à  battre  ou  à  faucher  le
blé,  tontee  qui  lui  rend  l’accès  du  marché  plus  aisé,  comme  de
I  Wre"!  f"';'  -‘■”^“«■■‘*“«'■1  appartient  au  propriétaire
  et  fait  partie  de  sa  rente.  »
de  probt,  et  que  c’est  cette  portion  de  capital  —  dont  le  pro-I
  \  I  celui  des  manufactures,  se  partage  entre  les  profits  et
yui  règle  le  prix  du  blé.  Le  prix  du  blé  qui  ne  rap-^
  ^  cente  étant  donc  modifié  par  les  frais  de  sa  production,
sauraient  être  pris  sur  la  rente  ;  et  la  suite  de  l’augmen-{OEuv.
  de  liicardo,]
            
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