thumbs : Oeuvres complètes

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CHAI*.  XXVll.  -  DK  LA  MONNAIE  ET  DES  BANQUES.
dangers  pour  la  sûreté  de  ses  résultats,  l’allraneliir  de  la  iiéeessité
d’aeheter  toutes  les  quantités  de  lingots  qui  lui  seraient  ofl'ertes
aux  prix  déterminés,  surtout  si  les  ateliers  de  la  monnaie  restaient
ouverts  au  public.
l.n  effet,  cette  disposition  tend  seulement  à  empêcher  que  la  monnaie ­
  ne  s’écarte  de  la  valeur  des  lingots  d’une  différence  plus
grande  que  celle  qui  sépare  si  légèrement  à  la  banque  les  prix  d’achat ­
  de  ceux  de  vente;  différence  qui  serait  un  degré  approximatif
vers  cette  uniformité  tant  désirée.
Si  la  banque  bornait  capricieusement  le  montant  de  ses  billets,  ils
hausseraient  de  valeur,  et  l’or  semblerait  descendre  au-dessous  des
limites  auxquelles  j’ai  ¡)roposé  de  fixer  les  achats  de  la  banque.  —
Dans  ce  cas  on  le  porterait  à  la  monnaie,  et  les  coms  qu’il  aurait
servi  à  frapper,  s’ajoutant  à  la  circulation,  auraient  pour  effet  d’en
abaisser  immédiatement  la  valeur  et  de  la  ramener  au  taux  de  l’étalon. ­
  —  Mais  ces  moyens  n’offrent  ni  la  sécurité,  ni  l’économie,  ni  la
promptitude  de  ceux  que  j’ai  proposés,  et  auxquels  la  bambuc  ne
saurait  opposer  d’objection  sérieuse;  car  il  est  évidemment  dans  son
intérêt  d’alimenter  la  circulation  avec  son  papier  plutôt  que  d’obliger
les  autres  a  l’alimenter  avec  du  numéraire.
Sous  l’empire  d’un  tel  système,  avec  une  circulation  ainsi  dirigée,
la  banque  serait  affranchie  de  tous  les  embarras,  de  toutes  les  crises.
I..es  seules  éventualités  qui  pourraient  l’atteindre,  sont  ces  événements ­
  extraordinaires,  qui  jettent  la  j)anique  sur  tout  un  pays,  et
font  que  chacun  reeberebe  les  métaux  précieux,  comme  le  moyen
le  plus  commode  pour  réaliser  ou  cacher  sa  propriété.  —  Jl  n’est  pas
de  système  qui  puisse  garantir  les  banques  contre  de  telles  éventualités. ­
  Leur  nature  même  les  y  condamne,  car,  à  aucune  époque,  il
lie  peut  y  avoir  dans  une  banque  ou  dans  un  pays  assez  d’espèces  ou
de  lingots  pour  satisfaire  aux  justes  réclamations  des  capitalistes  (jui
^  y  pressent.  —  Si  chacun  voulait  réaliser  le  même  jour  la  balance
de  son  compte  chez  son  banquier,  il  arriverait  souvent  (pie  la  masse
de  billets  de  banque  actuellement  en  circulation  ne  suffirait  pas  pour
répondre  à  toutes  les  demandes.  C’est  une  panique  de  ce  genre  qui
a  déterminé  la  crise  de  17t)7,  et  non,  comme  on  l’a  supposé,  les  fortes
avances  que  la  ban(|ue  avait  faites  au  gouvernement.  IVi  la  banque,
111  le  gouvernement  n’étaient  alors  coupables.  —  Tfinvasion  soudaine ­
  des  bureaux  de  la  banque,  prit  naissance  dans  les  craintes
chiinériipies  qui  émurent  les  esprits  timides  :  elle  eût  aussi  bien  éclate
dans  le  cas  où  la  banque  ii’cùt  fait  aucune  avance  au  gouvernement
            
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