RÉPONSE
AUX OBSERVATIONS PRATIQUES DE M. BOSANQUET
SDH DE
RAPPORT DE U COMMISSION DES MÉTAUX PRÉCIEUX.
Londres, 1811.
CHAPITRE r.
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES. — EXPOSE SOMMAIRE DES OBJECTIONS
PRÉSENTÉES PAR M. BOSANQUET CONTRE LES CONCLUSIONS DE LA
COMMISSION.
Les questions relatives à la dépréciation de notre circulation mo
nétaire ont nouvellement acquis un intérêt spécial et excité dans
l’esprit public un degré d’attention qui promet les plus heureux ré
sultats. Nous sommesdéjàtrès-particulièrement redevables au/iu/bon-
Commeler d’un rapport sur les mouvements monétaires des nations;
et jamais, dans ce pays ou au dehors, les principes qui les régissent
n’avaient été exposés d’une manière aussi juste dans des documents
officiels. On ne pouvait cependant espérer de voir une réforme aussi
importante que celle recommandée par la Commission s effectuer
sans soulever la plus ardente opposition chez ceux qu’égarent des
principes erronés ou qu’animent des vues d’intérêt. Jusqu’ici cette
opposition a été suivie des meilleurs effets : elle a tendu à prouver
plus puissamment l’exactitude des principias posés par la Com
mission. Elle a fait descendre de nouveaux champions dans 1 arène,
et la polémique a chaque jour converti de nouveaux adeptes à la
cause de la vérité. Cependant, de toutes les attaques dirigées contre
le rapport du comité, celle de M. lîosanquct m a paru la plus formi
dable. 11 ne s’est pas renfermé, comme scs prédécesseurs, dans le
cercle d’une pure déclamation ; et, quoiqu’il abdique tout raisonne
ment et tout commentaire, il a énoncé ce qu’il pensait être les preu
ves irréfragables du désaccord de la théorie avec les faits antérieurs.