RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET. 483
on n a vu nulle part contester cette impuissance de la loi. Tous les
ccrivains ont ailirmé, tous sans distinction, qu’aucune pénalité ne
pouvait empêcher de fondre le numéraire quand sa valeur comme
lingots est supérieure à sa valeur comme monnaie.
hocke compare la loi qui interdit la fusion et l’exportation du
numéraire à celle qui voudrait fixer le vent. Smith remarque
* qu’aucune mesure gouvernementale ne peut prévenir ces deux
opérations. « Wons pouvons évoquer encore à ce sujet l’assentiment
d hommes pratiques.
Les directeurs de la banque en 1795, époque à laquelle le prix
l’or atteignit 4 1. 3 s. ou 4 1. 4 s. l’once, s’écrièrent après eu avoir
instruit M. Pitt : *> L’existence d’un tel prix pour nos guinées, dont
la valeur normale est de 3 1. 17 s. 10 1/2 d. l’once, démontre claire-
nient la légitimité de nos craintes, il suffit de soumettre ces faits au
Chancelier de T Echiquier. »
Maintenant, sur quoi reposaient les frayeurs des directeurs de
la banque si ce n’est sur l’imminence d’une invasion qui eût enlevé
lor monnayé de leurs caisses pour le foudre en lingots? Lorsque
la commission des lords, en 1797, demandé à M. Kcwland « si dans
1 li}pothèse d’un nouveau monnayage il eu serait fondu et exporté
grande quantité, » lui aussi répondit « que tout dépendait du
Pi’ix des lingots. « La même commission demanda à M. N'ewland
" s il était plus facile de prévenir le faux monnayage ou la fusion
1 exportation des métaux, quand il est avantageux de les expor-
ler > j| : « Je suis inhabile à deviner comment on peut
PJ’i^venir l’un ou l’autre. »
•le n’ai cité qu’une faible partie des opinions qu’on pouvait invo-
quer à l’appui de ce fait, que les monnaies sont fondues en lingots
leutes les fois que le prix des lingots dépasse celui du numéraire,
•le concluerai cependant par l’opinion de M. Bosanquet lui-même.
parlant de la commission, il dit : « Les membres ne savent rien
Relativement au prix des lingots qu’ils supposent sans doute devoir
transformer, quand la banque aura suffisamment influé sur le
(Change ; quoique d’ailleurs M. Locke et tant d’autres écrivains aient
L expression anglaise est — a law to hedge in the cuckoo — Comme toutes
es locutions proverbiales, celle-ci puise sa signification dans des circonstances
eeales qu’il est impossible de transporter dans une langue étrangère. — C est
®*Dsi que nous avons dû renoncer à traduire, autrement que par un équivalent,
®®Re délicieuse bouffonnerie, tout empreinte de Vhumour anglaise. A, f •