496
ŒUVRES DIVERSES.
CHAPITRE IV.
ÉTUDE DES OBJECTIONS PRESENTEES PAR M. BOSANQUET CONTRE CETTE
PROPOSITION : LA BALANCE DES PAIEMENTS A ETE FAVORABLE A
l’angleterre
Après avoir examiné tous les faits auxquels M. Bosanquet accorde
une si grande importance, comme contredisant à cette formule dans
laquelle le comité établit que c’est par la comparaison du prix des
lingots sur le marché et à la Monnaie qu’on peut déterminer le
discrédit de la circulation ; après avoir, je l’espère, établi jusqu’à
l’évidence, qu’aucun autre fait isolé ne peut nous ¡aire juger de
la régularité ou de l’imperfection de notre circulation monétaire,
j’arrive au développement de la troisième proposition du liullion-
CommiUee, Cette proposition énonce « qu’en n’accordant toutefois
qu’une coniiance légitime aux conclusions fondées sur les tableaux
d’importations et d’exportations de la douane, l’état des changes
devrait être particulièrement favorable. »
M. Bosanquet s’est dévoué à consulter de nombreux documents
pour prouver que les membres du Committee n’ont pas seulement
commis une erreur de 7,500, 000 1. st. dans le calcul de la balance
des exportations, mais d’autres encore dont le montant s’élève bien
plus haut. Il a voulu démontrer aussi qu’en réalité, loin d’être
fondés à dire que le cours du change a dû nous être favorable l’année
dernière, ils doivent reconnaître que le montant actuel de la balance
des paiements dans le continent a dépassé les limites usuelles.
Comme j’aspire seulement à défendre les principes du comité,
et que ces faits ne sont nullement essentiels aux principes eux-mêmes,
je ne discuterai pas l’exactitude des différentes évaluations du comité
et de M. Bosanquet. Je lui concède tout d’abord, les faits qu’il
soutient, quelque difficulté qu’il puisse éprouver à les taire tous
accepter.
Ou ne peut nier, je l’avoue, que la balance des paiements n’ait
été contre l’Angleterre. Le taux du change réel qui indique in-