Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.  Si5
puisse  être  légèrement  et  transitoirement  troublé,  on  ne  verra  se
perpétuer  aucune  surémission  notable,  par  cela  seul  que  la  nature  des
choses  tend  à  mettre  sans  cesse  la  masse  des  billets  de  banque  en  rapport ­
  avec  les  besoins  du  publie.  »  M.  Gilchrist,  directeur  de  la  Banque ­
  d’hcosse,  déclara  au  comité  que,  «  si  la  Banque  d’Angleterre
restreignait  ses  émissions,  les  banques  d’Ecosse  se  trouveraient  naturellement ­
  dans  la  nécessité  de  diminuer  les  leurs.  »  —  «  Les  émissions
de  la  Banque  d’Angleterre,  dit-il,  agissent  sur  celles  des  banques  écossaises ­
  de  la  manière  suivante  :  Si  ces  dernières  versent  dans  la  circularon ­
  plus  de  papier  qu’elles  ne  le  devraient  proportionnellement  aux
opérations  de  la  Banque  d’Angleterre,  elles  sont  entraînées  à  faire
traite  sur  jjondres  à  un  change  inférieur.  »  Dans  l’interrogatoire
qu’onjiit  subir  à  M.  'l'bompson,  banquier  de  province  et  membre  de
ta  Commission,  on  lui  demanda  :  «  Quel  était  le  critérium  sur  lequel  les
banquesj'provinciales  réglaient  leurs  émissions?  »  Il  répondit  :  «  Ce
critérium  repose  dans  l’abondance  ou  la  rareté  des  billets  de  banque.
—  (>.  Leurs  émissions  sont  donc  relatives  à  celles  de  la  banque?  —
Mon  avis  est  que  cette  relation  existe.  »
M.  Bosanquet  fait  observer  que  la  commission  n’a  pas  fixé  le  sens
qu’elle  attache  h  ces  mots  :  excè.s  de  circuïalion.  —  «  C’est  pourquoi,
ajoute-t-il,  je  pense  que  leur  signification  dans  le  Rapport  est  celle
que  leur  attribue  le  docteur  Smith  ,  et  par  laquelle  il  désigne  une
quantité  monétaire  supérieure  à  celle  que  les  besoins  du  pays  peuaisément
  employer  ou  absorber.  «  Et  ailleurs  :  «  Comme  il  n’est
pas  manifeste  que  le  papier  excède  cette  quantité,  il  semble  tout  au
Rioins  que  Vonus  probandi  appartient  à  la  (Commission.  »
Mais  tel  n’est  pas,  selon  moi,  le  sens  que  le  (Comité  attache  au  mot
^^cès.  Il  résulte  de  cette  version  qu’il  ne  saurait  y  avoir  excès  tant
que  la"  Banque  ne  j)aie  pas  en  espèces;  car  le  commerce  du  pays
peut  aisément  employer  et  absorberles  sommes  que  la  Rauque  livrera
Ä  la  circulation,  (|uelle  que  soit  d’ailleurs  leur  importance.  C’est
pour  avoir  ainsi  compris  le  mot  excès  que  M.  Bosanquet  pense  que  la
circulation  ne  peut  jamais  être  surabondante,  parce  qu’alors  le  pays
ne  sauraif^l’employer  facilement.  A  mesure  que  les  livres  sterling
se  dégraderont,  le  besoin  du  montant  nominal  de  ces  livres  s'accroîtra, ­
  et  leur  somme  multijdiée  ne  sera  pas  plus  excessive  qu’elle  ne
l’était  auparavant.  Par  le  mot  excès  donc  ,  la  commission  doit  entendre ­
  la  différence  à  calculer  pour  le  montant  de  la  circulation,  entre
la  somme  réellement  employée  et  celle  qui  le  serait,  si  la  Ihrestei  ling
retrouvait  sa  râleur  en  lingots.  Cette  distinction  est  plus  im|)(u
            
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