Full text: Oeuvres complètes

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ŒUVRES DIVERSES. 
privilège d’étendre ou de limiter l’essor du papier de province* ? » 
Il serait facile de démontrer, je pense, que les émissions multi 
pliées de la Banque entraîneraient M. Stuckey ou tout autre banquier 
de province à accroître le montant de ses propres billets, et cela in 
dépendamment des valeurs dont il a énuméré le dépôt. L’altération 
des prix à Londres provoquerait une telle demande de papier de pro 
vince, qu’un banquier y pourrait payer avec ses billets des traites 
sur la capitale. Avec le produit de ces traites, il augmenterait sa 
réserve de fonds publics, de bons de l’Écbiquier, etc., et sa base, ainsi 
élargie, il pourrait agrandir l’édifice. 
La commission ne peut pas avoir supposé que la Banque d’Ecosse, 
en 1763, époque où elle réduisit sa circulation en délivrant des 
traites sur Londres à quarante jours, ait au même moment versé 
des billets de la Banque entre les mains de ses correspondants. Il 
eut été beaucoup plus naturel de racheter ses billets en Ecosse avec 
le papier de la Banque d’Angleterre. Mais non ; la situation de la 
Banque d’Ecosse était celle que M. Stuckey a décrite. Elle possédait 
à Londres divers titres qu elle autorisa ses correspondants à réaliser 
pour faire face à ses billets. Il y eut à Londres un transport d’ar 
gent de A à ^ , et le billet d’Ecosse disparut de la circulation. 
I Le comité demande à M. Stuckey : « N’est-il pas dans votre intérêt, comme 
banquier, de réprimer la circulation des billets de la Banque d’Angleterre, et ne 
remettez-vous pas dans ce but, à Londres, tous les billets de cette Banque qui 
dépassent la somme que vous jugez prudent d’en conserver dans vos caisses à 
titre de réserve? — R. Incontestablement.
	        
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