KSSAI sun i;iNFUUENCK DU DAS DRIX DES DLÉS. ri47
frein à l'aernmiilatinn, il serait pn sque impossiljle d’assiguer des
limites à l’accroissement du fermage et à la chute des profita.
Si, au lieu de diriger le capital sur une terre nouvelle et éloignée,
on sollicitait les terres déjà en culture avec un fonds additionnel équivalant
à 210 quarters de froment; si en outre le rendement se trouvait
être encore de 43 p. O/O ou de 90 quarters sur 210, le produit
de 50 p. O/o donné par le capital primitif se fractionnerait de la même
manière : 43 p. O/o ou KO gunrferg constitueraient le profit^ et 14
quarters le fermage.
Si l’on ajoutait encore au fonds d’exploitation nu supplément de
220 quarters, donnant collectivement le même résultat, le capital
primitif fournirait une rente de 28* quarters; le second une rente de
14, et les profits, sur l’ensemble de 030 quarters, s’élèveraient par
analogie à 30 p. o/O-Supposons
que la constitution de l'homme ait éprouvé de tels changements
que ses besoins alimentaires soient devenus doubles de leur
somme actuelle, et, par conséquent, supposons que les frais de culture
aient reeu un très-grand aceroissement, l’expérience et les capitaux
d’une vieille société, consacrés à l’exphùtation des terrains
vierges et fertiles d’un pavs neuf, auraient à lutter contre toutes
<*es éventualités. Ils créeraient un produit net très-afîaibli et maintiendraient
par là les profits à un taux médiocre. Mais les prognes
de la richesse, quoique lents, pourraient encore se poursuivre, et la
rente daterait comme auparavant, du jour où l’on défricherait, des
terres plus éloignét^s ou moins fécondes.
I.es limites naturelles de la population se trouveraient nécessaire*
ment resserrées dans des proportions plus étroites et la rente ne s’élèverait
jamais à la hauteur qu’elle peut atteindre aujourd’hui; car
la nature même des choses empêcherait d’exploiter les terres également
pauvres; et d’un autre côté il ne serait plus possible d’attendre
de la même somme de capital consacré aux terrains supérieurs des
|)rofits proportionnels. ,
l e tid)leau suivant repose sur celte supposition que la première
‘ Danstouteeque j’ai dit, relativement à l’origine et au progrès de la rente, j’ai
répété en peu de mots et tAché d’éclaircir les principes que M. IMallIuis a établis
d une manière si habile, dans ses Hevherches sur la nature et le proyrès de ta
rente. I.es idées originales aiwndent dans cet ouvrage, qui touche non-seulement
a la rente, mais encore aux questions d’impôts : — questions <|ui sont put-être
les plus ditliciles et les plus compliquées de l’Économie politique.