Full text : Oeuvres complètes

ŒUVRES  DIVERSES.

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prendra  de  meilleurs  arrangements.  Et  ees  arrangements,  tout  en
garantissant  à  la  Banque  une  juste  rémunération  pour  la  responsabilité ­
  et  les  soins  qu’exige  l’administration  de  la  dette,  devront  aussi
prévenir  tout  gaspillage  des  deniers  publics.
On  reconnaîtra,  selon  moi,  que  la  guerre,  dont  le  poids  a  été  si
accablant  pour  la  plupart  des  classes  sociales,  a  au  contraire  produit
a  la  Banque  des  bénélices  inattendus,  et  que  la  prospérité  de  cette
association  a  été  en  raison  directe  des  charges  et  du  malaise  de  la
nation.
La  suspension  des  paiements  en  espèces  de  la  Banque,  provoquée
par  la  guerre,  lui  permit  d’élever  le  montant  de  ses  billets  eu  circulation, ­
  de  ri  millions  a  iS  millions.  D’un  autre  côté,  elle  l’alVrancbit
de  l’obligation  de  conserver  une  réserve  considérable  en  numéraire ­
  et  en  lingots,  et  fertilisa  ainsi  la  partie  improductive  de  son

capital.  ,  1.1
La  guerre  a  aussi  accru  la  dette  publique  non  racbetee,  dont  la
gestion  a  été  confiée  a  la  Banque,  et  qui  s’est  élevée  de  ÜÜ  à  830
millions.  Il  en  résulte  que,  même  après  avoir  réduit  la  rémunération
de  la  Banque,  elle  recevra  cette  année,  pour  l’administration  de  la
dette  publique  seule,  277,000  1.;  tandis  qu’en  1702  le  total  de  la
commission  allouée  pour  ce  service  ne  lut  que  de  00,8001.
C’est  enfin  a  la  guerre  que  la  Banque  doit  la  multi¡)lication  des
dépôts  publics.  Lu  1702  CCS  dépôts  n’atteignaient  probablement  pas
4  millions'.nous  savons  qu’en  1800,  et  depuis  lors,  ils  ont  généralement ­
  dépassé  11  millions.
Il  me  semble  irrécusable  que  les,fonctions  que  la  Banque  accomulil
  au  iioin  de  la  société  poucraicul  cire  coiiliécs  a  des  agents  l'uld.es,
établis  dans  des  bureaux  spéciaux,  et  s’exécuter  au  moyeu  d  une

économie  aunueUe  de  prés  d’un  demi-million.
lin  1780  les  auditeurs  des  comptes  élalilircnt  que,  selon  leur  opinion, ­
  le  gouvernement  pouvait  administrer  la  dette  publiqne  qui
se  montait  alors  à  T24  uiiUious,  a  raison  de  187  1.  10  s.  par  mi  -
lion.  La  banque  reçoit  aujourd’liui,  pour  une  dette  de  830  iiidlioiis,
  340  1.  par  milüou,  jusqu’à  coueurreuce  de  «00  nulbous,  e
300  1.  par  million  sur  le  reste  de  la  somme  totale.  ^
On  ne  saurait  élever  de  plaintes  contre  le  mode  d  après  leque
s’eilectucut  les  opérations  à  la  Banque.  Dans  chaque  bureau  éclatent
a  la  fois  l’IiabUeté,  la  régularité,  l’ordie;  il  n’est  pas  probable  que
lesebangements  qu’on  y  introduirait,  puissent  jamais  """sOWur  de
améliorations.  De  plus,  ou  s’appuiera  sans  doute  sur  le  contrat  qui
            
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