Full text: Oeuvres complètes

DE L’ÉTABLISSEMENT D’UNE CIRCULATION MONÉTAIRE. 611 
terminer les profits nets, il faut en déduire l'ensemble des frais, le 
étroit de timbre et la taxe sur la propriété. 
Sous le titre de dépciiises, il faut comprendre tous les frais que né 
cessitent l’administration de la dette nationale et les opérations spé 
ciales de la Banque. J’ai déjà exposé les motifs qui me font évaluer 
® 160,000 1. l’importance de ces deux charges. Le comité des dépen 
ds publiques établit,en 1807,que le nombre des commis attachés au 
ïûouvement des deniers publics était de quatre cent cinquante, et il 
est probable que ce nombre doit être actuellement de cinq à six cents. 
Les autorités les plus graves ont aussi déclaré au sein du Pai'le- 
Dicnt que, pour l’ensemble de ses opérations, la Banque employait à 
peu près mille commis. Si donc il en est consacré cinq cents au ser- 
vice de la dette nationale, il en reste encore cinq cents dévoués aux 
hilaires de la Banque elle-même. Supposons maintenant que le chiflrc . 
^cs dépenses soit en rapport direct avec le nombre des commis em- 
ployés : si 150,000 1. représentent les frais qui coïncident avec l’em- 
Pioi de cinq cents commis attachés aux affaires publiques, nous jk)U- 
^oiLs allouer une somme égale pour les cinq cents employés du service 
spécial, ce qui portera l’ensemble général des déjicnses à près de 
^hOjOOO 1. \ 
Mais ce cliilfre est le résultat de l’accroissement graduel des dé 
penses depuis 1797, et il est probable qu’à cette époque elles n’excé- 
^aient pas la moitié de 300,000 1. 
Lt d’abord, le montant des billets de banque émis depuis 1797 
Scsi élevé de près de 12 millions à 28 millions; mais les frais de 
^Dculalion,au lieu de suivre la même progression, se sont accrus dans 
»'apport de 10 à I. On a porté de 12 millions à 18 millions le 
**‘nntanl des billets de cinq livres et au-dessus. Si la valeur moyenne 
tontea les coupures de billets au-dessus de cinq livres descend 
' On a dit queje n’avais pas évalué assez haut dans mes calculs le chiffre des 
que la Banque éprouvait par suite des mauvaises créances dont elle se 
chargeait accidentellement en escomptant de marn ais papiers. On prétend même 
H»»« ces pertes sont souvent très-considérables. D’un autre côté, j’ai appris que 
profits que la Ban(|ue retire des dépôts privés, et dont je n’ai tenu aucun comp- 
doivent être très-considérable, puisque la compagnie des Indes Orientales et 
grand nombre d’autres administrations publiques y versent leurs espèces. Il 
»^ût fallu aussi déduire des bénéfices de la Baïupie le déficit laissé par Aslett et 
dépenses que nécessitent sa garde militaire. Mais que l’excédant de son ca- 
Pital Soit seulement de 12 ou 11 millions au lieu de 13, il n’y a rien là qui puis- 
détruire mon argument. Vo/c de la seconde édition, j
	        
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