Full text: Oeuvres complètes

ß^2 OEUVRES DIVERSES. 
effectivement à quinze livres, une circulation de 12 millions doit se 
subdiviser en 800,000 unités, et une eircnlation de 18 millions en 
1 200,000 unités, constituant ainsi un accroissement proportionne 
de 1 à 1 1/2. Mais les 9 millions actuels de billets au-dessous de 
5 1. ont presque tous été émis depuis 1797 : si donc ces 9 millions 
sterling se subdivisent en 5 millions de billets d’une livre et 2 mil 
lions de billets de 2 1., il aura été ajouté à la circulation un contin 
gent de 7 millions de billets. On aura ainsi porté le nombre total des 
unités du crédit de 800,000 à 8,200,000, c’est-à-dire de 1 à 10, et 
décuplé les frais de circulation qui se mesurent sur le nombre des 
effets et non sur leur valeur. De plus, il est probable que les billets 
d’une livre et de deux livres, dont l’emploi est ¡dns fréquent, doi 
vent être plus souvent renouvelés que les coupures supérieures. 
, La dette publique, dont la gestion est couliée à la lianqne, a aussi 
subi un immense accroissement. Depuis 1797 elle a plus que dou 
blé et a ajouté ainsi considérablement aux frais de ce servic.e. Ou 
a estimé que ces frais s’étaient accrus de 84,500 1. à 150,000 L, 
c’est-à-dire de 05,500 1. * depuis 1790. La même progression s’est 
enfin manifestée dans le chiffre des dépôts publics qui a doublé de 
puis 1797. 
De tous ces faits, j’ai le droit de conclure que les charges de la 
Banque en 1797 n’ont pu dépasser 150,000 1. et qu’elles se sont 
constamment et graduellement accrues depuis lors. Peut-être même 
la raison de la progression a-t-elle été de sept ou huit mille livres 
par au. 
La question dont nous avons immédiatement après à nous occu 
per est celle du montant de l’encaisse de la Banque en numeraire et 
en lingots. Ce montant, qui n’a jamais été soumis a l’atlenliou 
générale, forme avec la masse des escomptes les seuls laits im 
portants que la Banque ait dérobés au public dans l’année memo 
rable de 1797. Les directeurs déclarèrent, dans le compte soumis au 
Parlement, qu’au 20 février 1797 le numéraire de la Banque, ses 
lingots, ses effets en portefeuille et escomptés s’élevaient collective 
ment à 4,170,080 1. Ils fournirent eu même temps le relevé des 
escomptes de 1782 à 1797, et celui de l’encaisse en numéraire et 
en lingots pendant la même période. La comparaison de ces diveis 
relevés entre eux et avec quelques fragments de leur déposition dc- 
I Le comité des dépenses publiques évaluait, en 1807, tous ces frais a 11 U,.'>00 1 • 
et représentait par environ 36,000 1. l’accroissemeut de 1795 à 1807.
	        
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