DE L’ÉTABLISSEMENT D’UNE CIRCULATION MONÉTAIRE. 613
vant les comités du Parlement, fournit à un ingénieux calculateur
les moyens de découvrir le secret que la Banque désirait cacher. Il
résulte de son travail que le 26 février 1797, le numéraire et les
lingots de la Banque étaient descendus à 1,227,000 1., tandis qu elle
évaluait à 4 millions la réserve disponible nécessaire à ses opéra*
lions. A partir du mois de décembre 1795, elle ne put jamais com
pléter cette réserve qui, à des époques antérieures, avait été de plus
(In double.
Constamment éveillée par la crainte de se voir obligée à repren
dre ses paiements en espèces, la Banque, pendant la première ou les
deux premières années qui suivirent l’édit de suspension, dutfaire de
grands efforts pour remplir de numéraire et de lingots ses coffres
épuisés. Aussi trouvons-nous dans les comptes donnés au Parlement
par la Monnaie, que le montant de l’or frappé en 1797 et en 1798 ne
s’éleva guère à moins de 5,000,000 1.
Quel que soit le montant du numéraire et des lingots acquis par la
banque dans les deux années qui suivirent la suspension des paie-
Bients, il est probable que sa réserve s’est constamment affaiblie de
puis lors. En effet, avec la crainte avaient disparu les motifs qui de
vaient lui faire conserver une masse aussi considérable de capital
iuiproductif. Elle pouvait le fertiliser, car elle était protégée dé-
^urmais contre l’appel des porteurs de scs billets, et elle savait qu a-
vant l’époque où elle serait de nouveau contrainte à les rembourser
PU numéraire, elle avait tout le temps nécessaire pour recueillir une
quantité suffisante de métaux précieux. 11 paraît donc inadmissible
qu’au milieu d’un tel concours de circonstances, la Banque ait pu
augmenter sa réserve en lingots depuis les grands monnayages de
1797 et 1798; et il est au contraire fort probable qu’elle l’a dû ré
duire considérablement.
le suis autorisé par ces principes à conclure (pic, relativement à
1 iufinence qu’exerçait sur eux l’eiK'aisse de numéraire et de lingots,
les profits de la Banque ont dû s’élever largement depuis 1797 et 1798;
eur, dès cette époque, elle s’est attachée à diminuer la proportion
’ T e œmW secret, dans son rapport au Parlement, déclara que le numéraire e
les lingots existant à la Banque le l^r novembre 1797, s’étalent élevés au quintuple
de la réserve du 25 février 1797. Il établit aussi que les banquiers et les eon^er-
Pants de T.ondres à qui la loi confère le droit de demander les trois quarts de
•®urs dépôts de cinq cents Uwes et au-dessus, à partir de février 1797 n en
encore réclamé, en novembre, que la seizième partie