Full text : Oeuvres complètes

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DE  i;étahi.issement  D’une  cikculation  monétaire
garanties  mutuel  1«%  de  l’établissement  et  du  public,  ces  raisons  ontelles
  une  valeur  suflisante  pour  nous  la  faire  adopter?
Les  affaires  et  le  revenu  de  la  Banque  reposent,  comme  nous  l’avons ­
  déjà  établi,  sur  l’ensemble  des  fonds  qu’elle  peut  remuer,  et  ces
londs  dérivent  des  trois  sources  suivantes  :
Le  montant  deses  billets  en  circulation,  moins  les  espèces  et  les  lingots; ­
  l’ensemble  des  dépôts  publics  et  privés;  le  montant  de  cette
portion  de  son  capital  qui  n’a  point  été  prêtée  au  gouvernement.
Mais  les  deux  premières  catégories  de  fonds  contribuent  seules  aux
^cnéjices  réeh  de  la  Banque,  car  l’intérêt  des  réserves,  étant  seule-Dtent
  de  5  p.  O/o,  pourrait  être  obtenu  avec  autant  de  facilité,  si,  au
Leu  de  les  réunir  en  un  fonds  collectif,  on  les  livrait  à  la  gestion  individuelle ­
  de  chaque  souscripteur.  Si  les  actionnaires  prélevaient  sur
leur  capital  particulier  une  somme  de  10  millions  pour  en  doter  la
Lauque,  l’établissement  s’enrichirait  nécessairement  de  500,000  1.
représentant  l’intérêt  de  5  p.  O/o  sur  ces  10  millions,  mais  eux-mê-•Des
  ne  retireraient  aucun  profit  de  l’opération.  Supposons  maintenant ­
  les  10  millions  transformés  en  billets  et  servant  perpétuellement
mouvement  de  la  circulation  ;  ou  bien,  supposons  encore  que  cet
décroissement  de  10  millions  se  reporte  sur  les  dépôts  publics  et  pri-•
  dans  les  deux  cas,  le  revenu  de  la  Banque  n’aura  pas  été  seul
dngmcnté  de  500,000  1.,  ses  bénéfices  réels  se  seront  aussi  améliorés,
cette  supériorité  de  revenu  dériverait  entièrement  et  exclusive-"nent
  de  la  puissance  que  donne  aux  capitaux  la  formule  de  l’asso-^•ation.

M  existe  une  différence  profonde  entre  les  opérations  du  crédit  et
autres  industries.  Jamais  ou  ne  songerait  à  fonder  une  Banque,  si
profits  devaient  naître  entièrement  de  la  collocation  de  son  propre ­
  capital.  Scs  bénéfices  réels  datent  seulement  du  jour  où  elle  opère
le  capital  des  autres.  Dans  les  autres  industries,  au  contraire,  le
spéculateur  retire  souvent  des  bénéfices  énormes  de  l’emploi  de  son
propre  capital.
^^r,  si  ces  raisonnements  sont  justes  relativement  au  capital  addi-Donnel
  qu’on  prélèverait  sur  les  actionnaires,  ils  s'appliquent  également ­
  à  celui  dont  on  leur  enlève  la  jouissance.
L  n’est  donc  ni  nécessaire,  ni  désirable,  pour  augmenter  les  pro-Lls
  des  actionnaires  de  la  Banque,  d’accroître  son  capital.
un  autre  côté,  cette  augmentation  n’aurait  aucune  influence  sur
le  degré  de  sécurUé  que  peut  offrir  la  Banque.  En  effet,  les  demandes ­
  en  remboursement  qui  pourront  l’assiéger  ne  dépasseront  jamais
            
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