Full text : Oeuvres complètes

656

OEUVUKS  DIVERSES.
son  chétive  est  considérablement  plus  grande  que  celle  d’une  moisson ­
  moyenne.  Si  nous  admettons  que  le  nombre  des  pains  vendus
à  Londres  s’élève  journellement  à  100,000,  et  que  l’approvisiounement
  tombe  tout  à  coup  à  50,000,  n’est-il  pas  évident  que  le  prix

de  chaque  pain  aura  beaucoup  plus  que  doublé?  Et  d’ailleurs,
que  le  prix  ait  triplé  ou  quadruplé  ,  le  riche  consommera  constamment ­
  le  même  nombre  de  pains.  Si,  d’un  autre  côté,  le  nombre  des
pains  croissait  de  100,000  à  200,000,  ne  pense-t-on  pas  que  la  baisse
du  prix  d’écoulement  excédera  de  beaucoup  le  rapport  de  l’augmentation ­
  en  quantité  ?  Pourquoi  l’eau  est-elle  sans  valeur  ?  évidemment
en  raison  de  son  abondance.  Si  le  blé  nous  avait  été  distribué  par  lâ
Providence  d’une  manière  aussi  libérale  ,  tous  les  frais  consacrés  à
sa  production  ne  pourraient  parvenir  à  élever  sa  valeur  au-dessus  de

celle  de  l’eau.
A  l’appui  de  ces  considérations,  je  citerai  le  prix  courant  du  froment
pendant  différentes  années  d’abondance.  On  y  verra  qu’en  dépit  du
secours  que  l’exportation  fournit  à  notre  marché  ,  les  belles  récolte^
ont  pu  faire  baisser  le  prix  du  blé  de  50  p.  O/o  en  trois  ans.  Or,  ^
quoi  attribuer  un  tel  phénomène,  si  ce  n’est  à  un  excès  d’approvisionnement ­
  ?  Le  document  qui  suit  a  été  copié  dans  la  déposition  fait^
par  M.  Tooke  au  comité  de  1821.

En  1728  le  prix  du  froment  était  de  48

1732
1740
1743
1750
1767
1761

23
45
22
28
53
26

s.  5  112  d.  avec  un  excédant  d’importaliou
de  quarter.  70,7^^
8  l\2  d’exportation  de.  202,0^*^
0  112  —  —  46,82^
1  —  371,42Í’
10  3|4  —  —  047,323
4  d’importation  de  130,tbi^
10  3|4  d’exportation  de  441,
{¡{apport  sur  rjyriculture,  p.  229.)

Parce  que  l’on  a  prétendu  que  l’abondance  pouvait  nuire  aux  iu'
térêts  des  cultivateurs,  il  s’est  trouvé  des  gens  pour  soutenir  que,  d’après
  la  nouvelle  doctrine,  les  bienfaits  de  la  Providence  prennent  k’
caractère  de  véritables  fléaux.  C’est  là,  il  faut  l’avouer,  une  manière
bien  étrange  d’interpréter  et  de  travestir  une  opinion.  Personne  »  **
dit  que  de  brillantes  récoltes  étaient  fatales  à  tout  un  pays,
bien  qu’elles  nuisaient  souvent  aux  producteurs  de  la  marcbaiido’*^
devenue  aliondante.  Si  ce  que  les  cultivateurs  produisent  était  destiné ­
  à  alimenter  leur  consommation  personnelle,  l’abondance  n’aurad
jamais  d’influence  fâcheuse  sur  leur  situation  :  mais  ils  ont  à  ac(jdi’'
rir  une  foule  d’autres  marchandises,  et  si  la  valeur  du  blé  avec  la'
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.