UK LA I’UOTKCTlOiN ACCOKUtK A I/ALKICI'LTÜKK. im
1 asstîrlioii émise. L’agriculture a été frapi)ée par des causes au milieu
desquelles la circulation ne joue qu’un bien faible rôle. Les soulTranc'es
particulières qui pèsent sur les intérêts fonciers ont un caractère
passager, et disparaîtront avec l’excédant de l’offre sur la demande,
lout prix rémunérateur devient impossible tant que ce principe de
l>aisse continue à agir ; mais, disons-le, la situation actuelle ne peut
^b’e de longue durée.
11 <ist évident que, si l’altération de la valeur des monnaies cl l’accroissement
des taxes ont eu assez d'induence sur la position des fei -
•niei*s pour leur ravir les bénéüees de leur capital, ils ont dû détruire
eu même temps les Wnéfices de tous ceux qui utilisent leurs épar
gués; ear il est impossible ([u’uiie catégorie de caj)ilalistes soit con-*lamment
privée de ses bénélices, pendant que les autres réalisent un
g^iu convenable.
Les propriétaires peuvent dire que leurs revenus sont grevés de
charges fixes, telles que douaires, dots pour les filles et les e^»-dcls,
b^potlièíjues, etc. On ne peut nier que, pénétrant dans
ces obligations, l’altération de la valeur des monnaies n’y ait une
gcuiide influence et ne pèse lourdement sur les propriétaires ; mais
ce fait qui les frappe aujourd’hui, leurs pères ou eux-mêmes en oui
Pcolilé lors de la dépréciation monétaire. Pendant de longues années
'l^'Oiit acquitté leurs engagements fixes,— y compris les taxes, — en
^'guesavilis. S’ils soulfrenl de l’injustice aujourd’hui, ils en ont donc
l'cofilé à d’autres époques, et l’on trouverait, je pense, en établissant
•'goureusement les comptes, que, relativement aux modificai ions iii-L'oduites
dans la valeur ÿe la circulation, ils ont peu sujet de se
plaindre.
^lais le commerce n’a t il pas droit aussi à élever la voix à l’ég‘‘cd
de ses obligations pécuniaires atteintes par les changements de
I* uionnaie? Le cbilfre de ses dettes n’est-il |)as égal aux dettes des
‘'gciculteurs? Combien de ptirsomies retirées des allaires, et dont
h's capiumx sont encore mis en œuvre directement ou indirectement
leurs successeurs ! Quelles sommes énormes les banquiers et
‘I autres ne remuent-ils pas chaque jour en escomptant des elTels ?
Il faut des débiteurs pour garantir tous ces escomptes, et l’accroisbernent
de la valeur (It's monnaies a du nécessairement aggraver le
U<Hds de leurs engagements.
•I insiste sur ces faits pour démontrer ([uc, si les altérations monélaiies
ont été la cause véritable du malaise des intérêts agricoles, elles
’*ui du produire un malaise semblable dans d autres industries. LV