DE EA PRÍHECTION ACCORDEE A E’ACRICUETÜRE. 073
^ exigent de grandes dépenses. I:t c’est au moment où, frappés
par des saisons désastreuses, ils ont le plus besoin d’une valeur éle-
'éc pour leurs produits, c’est à ce moment qu’on leur livre en con
currence des cultivateurs pour qui un prix de 10 sh. est unerémuné-
‘dioii Sullisante de tous les frais de production. Le système des
coits fixes protège le fermier contre cæ danger particulier, mais il
c laisse aussi exposé aux funestes conséquences des grandes récoltes,
est là, d’ailleurs , un vice commun à toutes ces lois qui tendent à
e ever le prix du blé à l’intérieur beaucoup au-dessus du niveau qui
est assigné dans tous les autres pays.
Il ne faudrait point penser cependant que, pour obvier à toutes ces
^ ill'cultés, la loi dût permettre en tout temps l’importation libre et illi-
j*Dtée des céréales. Les circonstances actuelles exigent d’autres moyens,
j a» déjà fait sentir dans la section III les liens intimes qui unissent
CS intérêts du consommateur avec ceux de la société tout entière. Sur
l'cs bases j’ai démontré que, lorsqu’on grève une industrie d’une taxe
particulière qui ne frappe point les autres producteurs , il est juste,
^ccessaire, d’établir sur l’importation de la marchandise imposc-e un
oit rigoureusement égal à la quotité de la taxe, et d’en favoriser l’ex-
al ion au moyen d un draw-back équivalent. Kn supposant que le
légitime du blé fût de 00 sli. par quarter en Angleterre et sur le
^^|otinent, et que l’assiette d’un impôt territorial, tel que les dimes ,
intàl’^iicvcrsur notre marché à 70 sb., il faudrait reporter ce droit
^ l 'boiinel de lOsb. sur les blés étrangers et les frapper à l’entrée.
U,. j^P'^'b-itioii, 011 restituerait la totalité du droit prélevé sur les
J l^diiiUi nationaux et sur ceux du dehors. A quelque cbiiTrc que s’é
|,J^' montant collectif des draw-back, on n’aura fait que restituer à
nup (byà payée, et lui donner la force de lutter sur les
iíi¡'! du monde non-seulement contre les cultivateurs étrangers,
ais encore contre les autres classes d’industries nationales. Cette
itution légale dilfère esstmtiellement des primes d’exportation telles
011 les entend généralement, l/idée de prime suppose généralement
ctra, Ü"" pays, dans le but de fournir aux consommateurs
bers notre blé à des prix excessivement modérés. I^c système
fH'r l'copose tend à nous faire vendre nos céréales au prix que
mettent réellement toutes les conditions de la culture; il abolit
’^Oiïi ^ " haussant nos produits, tendent à conduire les con-
marchés étrangers, et à nous enlever un coin-
*'ei|(>p oous aurions pu exploiter sous un régime de libre concur-
{^^hnv. (i(> Uicardo.)
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