Full text : Oeuvres complètes

CHAI*.  I.  -  DE  l.A  VALEUI5.  <î)
que  pour  une  moindre  quantiU*  d’autivs  objets.  Ils  baisseraient
de  prix,  parexi  qu’une  moindre  portion  de  travail  suflirait  pour  les
produire,  et  ils  ne  pourraient  plus  être  donnés  en  échange  que  pour
une  quantité  moindre  d’articles  dans  la  fabrication  desquels  il  ne  se
serait  point  opéré  une  pareille  économie  de  main-d’œuvre.
Lue  économie  dans  le  travail  ne  manque  jamais  de  faire  baisser  la
valeur  relative  d  une  marchandise,  —que  cette  économie  porte  suj'  le
travail  nécessaire  à  la  fabrication  de  l’objet  même,  ou  bien  sur  le
ti  avail  nécessaire  à  la  formation  du  capital  employé  dans  cette  production. ­
  Qu  il  y  ait  moins  de  blanchisseurs,  de  iileurs  et  de  tisserands ­
  directement  employés  à  la  fabrication  des  bas,  ou  moins  de
matelots,  de  charretiers,  d’ingénieurs,  de  forgerons  occupés  indirectement ­
  à  la  même  production  :  dans  Tun  et  l’autre  cas,  le  prix  devra
baisser.  Dans  le  premier,  toute  l’économie  de  travail  porterait  entièrement ­
  sur  les  bas  auxquels  cette  portion  de  travail  était  uniquement ­
  consacrée;  dans  le  second,  une  partie  seulement  de  cette  énar-Kue
  porterait  sur  les  bas,  -l’autre  retombant  sur  tous  les  autres
o.jasa  apioducUon  dcsíjuels  coiilribuaieiit  hs  bàlimeiits,  Us  lua-Chines
  et  les  moyens  de  transport.
Il  \  société  peu  avancé  les  ares  et  les
cc  les  duebassiMir  aient  une  valeur  et  une  durée  pareilles  à  celles  du
‘•anot  et  des  instruments  du  pêebeur,  —  les  uns  et  les  autres  étant,
ailleurs,  le  produit  de  la  même  quantiW  de  travail.  Dans  un  tel
état  de  choses,  la  valeur  du  gibier,  produit  de  la  journée  de  travail
du  chasseur,  sera  exactement  la  même  que  celle  du  jioisson  pris  palle ­
  peebeur  dans  sa  journée.  I^e  rapport  entre  la  valeur  du  poisson  et
ci  lle  du  gibier  se  trouvera  entièrement  déterminé  par  la  quantité  de
travail  dépensé  pour  se  procurer  l’un  et  l’autre,  quelle  que  soit  la
quantité  de  ebaeuii  des  produits,  et  indépendamment  du  taux  plus
ou  moins  élevé  des  salaires  ou  des  jirolits  en  général.  Si,  par  exemple ­
  le  pêcheur  avait  un  canot  et  des  instruments  de  pêche  pouvant  dui*er
  dix  ans,  et  ayant  une  valeur  de  100  liv.  st.  ;  s’il  employait  dix
hommes  dont  le  salaire  serait  de  100  liv.  st.  et  dont  le  travail  donnerait
iliaque  jour  vingt  saumons  ;  si,  d’un  autre  côté,  le  chasseur,  possédant ­
  des  armes  d  une  égale  valeur  et  d’une  égale  durée,  employait
aussi  dix  hommes  dont  le  salaire  serait  de  100  liv.  st.  et  dont  le  travail
lui  procurerait  dix  daims  par  jour,  le  prix  naturel  d’un  daim  devrait
être  de  deux  saunions,—que  la  jiortion  du  produit  total  aeeoidée  aux
travailleurs  qui  l'ont  pris  fut,  d’ailleurs,  grande  ou  petite.  Ja  pro
portioii  de  ce  ipii  a  pu  être  payé  eomme  salaire  esl  de  la  jilus  haute
            
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