Full text : Oeuvres complètes

DE  LA  DHOTECTION  ACCOUDÉE  A  L'ACUICULTUUE.  G77
sacré  à  la  terre,  il  s’y  est  incorporé,  et  nous  en  perdrions  la  plus
grande  partie  si  nous  préférions  importer  à  bas  prix  des  céréales
^ue  nous  ne  pouvons  produire  que  chèrement  à  l’intérieur.  Il  est
Didubitable  qu’une  certaine  portion  de  capital  disparaîtrait  ;  mais  la
possession  et  la  conservation  des  capitaux  sont-elles  pour  nous  les
^0}ens  ou  le  but?  Evidemment  ce  sont  des  moyens.  Notre  but  prin-®>pal
  est  1  abondance  des  produits.  Or,  si  l’on  peut  prouver  que  le  sacrifice ­
  d  une  partie  de  notre  capital  se  résout  en  une  augmentation
^nnuclle  des  produits  qui  contribuent  à  nos  jouissances  et  à  notre  bon-*cur,
  bésiterons-nous  à  consommer  immédiatement  ce  sacrifice  ?
M.  Leslie  a  inventé  un  appareil  ingénieux  destiné  à  alimenter  nos
g  acières.  Supposons  que  nous  ayons  consacré  au  jeu  de  cet  appareil
Du  capital  d’un  demi  million,  ne  nous  sera-t-il  pas  cependant  plus
^^'antageux  de  puiser  notre  glace  gratuitement  dans  ces  réservoirs  qui
entourent  nos  habitations,  de  perdre  même  les  500,0001.  qui  ont  été
épensées  dans  la  construction  des  machines  pneumatiques,  plutôt  que
^  appliquer  à  la  fabrication  de  la  glace  la  somme  de  travail,  d’ingré-Dicnts
  et  d’acides  qu  elle  nécessite  ?
^ous  devrions  conclure  du  rapport  du  comité,  qu’en  établissant
es  mesures  propres  à  perpétuer  la  différence  de  nos  prix  avec  ceux
"  ^niiors,  il  n’a  point  admis  la  possibilité  des  maux  dont  elles  mena-J^nt
  accidentellement  le  pays.  Mais,  au  contraire,  il  reconnaît  toute
éminence  du  danger,  et  il  s’en  réfère  aux  faits  énoncés  dans  un  rapprécédent
  pour  louer  l’esprit  des  arguments  qu’on  en  a  tirés.  11
parle  ainsi  :  «  Les  inconvénients  et  les  vices  de  notre  système  actuel  ont
exposés  d’une  manière  si  complète  et  si  satisfaisante  dans  le  rap-P^^et
  déjà  cité  (p.  10-12),  que  nous  n’avons  qu’à  en  adopter  les  ter-JDes.
  Nous  ajouterons  seulement  (jue  tout  ce  qui  s’est  passé  depuis  la
^^cture  de  ce  rapport,  joint  à  toutes  nos  expériences  depuis  1815,
ressortir  de  plus  en  plus  l’incohérence  de  mesures  qui  pro-^^Dient
  la  prohibition  absolue  jusqu’à  concurrence  d’un  certain
)  et  passent,  aussitôt  cette  limite  franchie,  a  la  concurrence  la
illimitée;  de  mesures  qui,  loin  de  répandre  la  fixité  sur  nos
Unr^,  DOS  prix,  déjà  trop  faibles,  au-dessous  de  la
^  Jte  qu’amène  la  liberté  du  commerce,  et  tantôt  élèvent  sans  nécessité
del  considérables,—  aggravant  ainsi  à  la  fois  les  maux
^  disette  et  la  dépression  des  profils  aux  époques  d’abondance.  »
*’cus^^  *D^Dnvénienls  de  notre  législation  des  céréales  ont  été  vigoudépeints
  dans  ces  quelques  lignes.  Le  comité  a  môme
posé  contre  le  danger  de  la  concurrence  illimitée  (jui  s’éta-
            
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