Full text: Oeuvres complètes

DE LA l‘U<)TFXTl(>N ACCOUKÉE A l/Al'.ItlCUI/riiliE. 0S7 
“H'ino intensité les eréanciers de i’Jitat et toutes Jîîs autres classes de 
citovens. Supposons que la terre paie la moitié de tous les impôts du 
Si nous déduisons tout d’abord (»ette partie de l’impôt qui 
^ oiesure par la valeur de la monnaie et qui s’accroît lorsque celle ci 
jl'niinue, nous verrons quelcs charges supplémentaires supportée^s par 
^Krieulture en masse, fermiers et propriétaires, depuis 1819, n’ont 
pas dù excéder deux millions. Mais enfin admettons qu’elles aient été 
quatre millions par an *. Croit-on que les pertes subies par les 
enanciers et les propriétaires, en raison de la réduction des prix, 
paissent se réduire à ces quatre millions? Non, évidemment non ; car 
ap:riculteurs s’accordent à dire que la rente est actuellement 
Pfelevée sur leur capital, et que tous leurs profits ont disparu. Si 
aous devons attribuer exclusivement la détresse actuelle aux altéra- 
^‘aiis de la monnaie, nous devons donc aussi admettre que le revenu 
des tenanciers et des propriétaires se réduisait antérieurement 
a quatre millions ; or, c’est là une proposition que personne ne vou- 
^ *’ait soutenir. A quelle autre cause faut-il alors faire remonter le 
'aalaise? à quelle autre cause faut-il attribuer l’avilissement excessif 
'Juosproduits agricoles? I,a réponse est, je crois, simple, claire et 
_ isfaisante : — Cette cause tant cherebée, c’est la surabondance gé- 
‘‘‘>'ale que des récoltes brillantes et les envois de l’Irlande ont versée 
nos inarcbés. 
^ Notre législation actuelle n’a fait que seconder ces circonstances, 
a eu pour effet de diriger les cai)itaux sur les terrains inférieurs, 
'^*^^^** blés dans les années moyennes bien au-dessus 
autres pays. Les prix doivent nécessairement être forts sous un 
pcTi pareil, mais les cbancbcs de baisse se multiplient dans le rap- 
vji de cette progression ascendante. Le contingent additionnel que 
ch récoltés abondantes tend toujours à encombrer nos mar- 
^aib ^ *^^rède les besoins de la consommation, la valeur des pro* 
avoir diminuera constamment, sans que nous puissions 
recours à l’exportation, qui ne s’ouvre qu’au moment où la vi- 
"joatant total des taxes payées aux cn^anciers de l’État et à la commis- 
fixes ''^'"ortissement s’élève à 3G millions. Supposons que les autres charges 
^filio^ aïontent à quatre millions, nous aurons donc un total de quarante 
lue ^^qael a pu réagir l’alteration de la valeur des monnaies. J’éva- 
^^ ""aissement à dix pour cent, ou à quatre millions qui retombent sur 
Vaille clas.ses à la lois, propriétairt», commerçants, manufacturiers, tra- 
et, en dernier lieu, sur les porteurs d’effets publics.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.