Full text : Oeuvres complètes

702  OEUVRES  DIVERSES.
mité  (le  la  Chambre  des  communes  destiné  à  examiner  la  législation
des  dépôts,  et  à  déterminer  les  relations  qui  existent  entre  les  constgnaleurs
  étrangers  et  nos  consùjuataires  de  marchandises.  Le  comité
lit  comparaître  M.  Richardson,  appartenant  à  la  maison  Richardson,
Overend  et  C‘',  tous  banquiers  notables  de  la  cité.  On  lui  demanda  •
D.  «  avez-vous  pas  l’habitude  d’escompter,  à  l’occasion  et  sur
»  la  garantie  de  marchandises  déposées  entre  vos  mains,  une  masse
»  très-considérable  de  valeurs  souscrites  par  des  négociants  ou  p&^
»  des  particuliers  ?
H.  «  Ces  escomptes  s’élèvent  ellectivement  très  haut.
I).  «  avez-vous  pas  donné  à  vos  opérations  d’escompte  et  de
»  change  un  développement  immense  ,  qui  dé])asse  même  de  beau-»
  coup  le  chiffre  atteint  par  les  autres  maisons  de  cette  ville  ?
H.  «  Je  crois  que  cette  supériorité  est  très-considérable.
/>.  «  Atteint-elle  plusieurs  millions  tous  les  ans?
J{.  «  Elle  en  embrasse  une  grande  quantité,  près  de  vingt  millions

>>  en  moyenne,  et  quelquefois  davantage.  »
La  déposition  de  M.  Richardson  témoigne,  je  pense,  d’une  manière
satisfaisante  de  l’étendue  de  ces  transactions  auxquelles  la  Rauque  n  a
jamais  pris  la  moindre  part.  Personne  n’hésitera  à  croire  que,  dans
le  cas  où  la  Rauque  se  dissoudrait  et  répartirait  individuellement
tout  son  capital  parmi  les  actionnaires,  les  opérations  de  M.  Richard'
son  et  de  ses  confrères  en  recevraient  un  accroissement  considérable-D'un
  côté,  ils  seraient  assaillis  par  des  demandes  d’escomptes  pl^^
nombreuses  ;  de  l’autre,  un  grand  nombre  de  propriétaires  d  espi^t-s
s’adosseraient  à  eux  pour  en  obtenir  l’emploi  :  celte  branche  de  commerce ­
  s’alimenterait  rigoureusement  de  la  même  quantité  de  cnpi'
taux.  Et  si  ces  capitaux  n’étaient  pas  utilisés  directement  par  la  Banque, ­
  ou  par  les  actionnaires,  mis  en  possession  de  leurs  propi’f*'
deniers,  ils  aboutiraient  inévitablement,  par  des  voies  directes  oU
détournées,  à  être  appliqués  par  M.  Richardson  ,  ou  tout  autre  ban
(juier,  au  développement  du  commerce  et  aux  b  (soins  de  1  indusU*
nationale  :  car  il  ne  se  présenterait  pas  de  placement  plus  fa'^
rabie.  ne
8i  le  coup  d’(EÍl  que  j’ai  jeté  sur  ce  sujet  est  exact,  il  en  resulte  q
l’on  peut  enlever  à  la  Rauque  d’Angleterre  le  privilège  d’émettre  (J
la  monnaie  de  papier,  sans  compromettre  l’avenir  du  commerce,
en  ayant  soin,  toutefois  ,  que  les  émissions  du  gouvernement  son"
rigoureusement  égales  à  la  circulation  annulée  de  la  Banque.  ••
résulte  encore  que  le  seul  effet  produit  par  cette  mesure  serait  d
            
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