SYSTKME DES DKTTES CONSOIJDEES. 731
’mpnints contractés depuis 1802, et qui s’élevaient à près de 100
niillions en capital nominal, restaient soumis aux dispositions de l’acte
1795. Le plan de 1802, greffé sur calui de 1786 et 1792, tendait à
précipiter encore le rachat de la dette; mais il ajournait à une période
très- éloignée l’allégement des charges publiques, et il préparait,
pour les dernières années pendant lesquelles il agirait, un afïlux
ôr},cnt qui devait ahaisscr considérahlemcnt la valeur des capitaux
(Monnayés.
» De graves inconvénients résulteraient encore, suivant moi, de la
'iGculté où l’on se trouverait d’employer tous ces capitaux le jour
^cDe tout entière se trouverait rachetée, et aussi du change-**ient
qu auraient à suhir les prix des marchandises lorsqu’on supprimerait
tout à coup pour 30 millions de taxes, l out homme qui
J’elléchit ne peut qu’envisager avec douleur la situation que de teltransitions
feraient aux négociants, aux manufacturiers, aux
Industriéis de toutes les classes, qui seraient obligés de diminuer
eurs prix dans la proportion de l’allégement des impôts. Ces objecinns
avaient même été prévues, et, jusqu’à un certain point, re-"'nniiues,
au moment où l’on rédigea l’acte de 1802 ; car on se proposait
de jiarcr au danger par des arrangements ultérieurs. •
t a plupart de ces objections nous paraissent chimériques : mais
admettant même qu elles fussent fondées, nous nous en rapportons
entièrement à la dernière partie de cet extrait (pii dit : « qu’on
^0 proposait de parer au danger par des arrangements ultérieurs.. Il
n était donc pas nécessaire de combattre, en 1807 et 1813, des maux
nui ne pouvaient survenir qu’en 1834 et 1844; il n’était surtout pas
n^i'essairedcse prémunir contre la possibilité future d’une pression
‘naiieière, alors que l’on avait précisément à faire face a des besoins
^tendus et pressants.
Quels périls nous attendent donc, si nous donnons au fonds d’al^^ortissement,
dans les dernières années de son existence, nn ac-^^f^issement
démesuré P Ce ne sont pas des augmentations de taxes, car
^^uiortissement se grossit par les dividendes recueillis sur les rentes
^^uiboursées : mais on craint que le capitaliste ne soit remis trop
j^Kquement en possession de ses fonds, et qu’il ne puisse trouver un
^cernent convenable ; et on craint ensuite que la remise des imy
évaluée à environ 30 millions, n’abaisse considérablement les
'x an préjudice des commercants et des manufacturiers.
^ ^st évident que les commissaires n’ont pas de capital. Ils reçoi-‘
chaque jour, ou chaque trimestre, certaines sommes provenant