doit traiter un sujet d’économie politique, un sujet technique, et faire un rap
port sur une question compliquée d’administration. L’examen oral roule
surtout sur les questions de haute administration, sur la propriété du sol et des
mines; sur les sociétés minières, sur les hypothèques, sur la surveillance, sur la
police minière, sur l’impôt sur les mines, etc.
Pour chacun de ces examens on paye 10 thalers (3y fr. 5o cent.). Ces
prescriptions du 20 mai 1 863 sont destinées à remplacer celles du 3 mars 1 856,
du 9 novembre i85q et du 2 février 1861.
ÉCOLE DE DESSIN INDUSTRIEL (MUSTER ZEICHNEN SCHULE).
Cette école, quoique séparée de l’institut polytechnique et ayant un direc
teur spécial, est regardée comme une annexe de cet institut. Elle a cependant
pour but très-distinct de former des dessinateurs et des compositeurs pour les
industries du tissage en soie, en laine ou en coton, pour les impressions de
toiles peintes et pour les papiers peints ; et, à ce titre, elle se rapproche beau
coup plus des écoles de tissage (webe Schule) proprement dites. Outre le dessin,
ou y enseigne encore la théorie et la pratique du tissage dans tous leurs détails;
l’école possède à cet elfet 8 à 1 o métiers.
La méthode d’enseignement du dessin, qui y est suivie, est celle de feu
M. Dupuis, laquelle consiste, comme on sait, à n’exercer les élèves, dès le
commencement, que d’après des modèles en relief gradués, depuis les plus
simples jusqu’aux plus beaux, qui sont empruntés à l’antiquité, et enfin d’après
la nature elle-même. Les résultats de cet enseignement sont vraiment remar
quables pour tous les genres d’industrie auxquels ils se rattachent, mais mal
heureusement les élèves qu’il forme ne trouvent pas à utiliser dans le pays le
talent qu’ils ont pu acquérir, et la plupart sont conduits à s’expatrier. Aussi,
l’école, d’abord florissante, et qui comptait à l’origine 4o à 5o élèves, n’en
a-1-elle plus que 6 ou 8 et parle-t-on de la supprimer.
Ce résultat regrettable peut être attribué à deux causes. La première, c’est
que 1 industrie de la Prusse trouve, dans le bon marché de la main-d’œuvre et
dans la facilité avec laquelle les modes et les modèles venus de France sont
acceptés par le public, des motifs suffisants pour se contenter des moyens plus
ou moins imparfaits dont elle dispose. La seconde, plus rationnelle peut-être,
c’est que l’Allemagne n’ayant pas, pour les inventions et pour les marques de
fabrique, de loi protectrice applicable à toute l’étendue du Zollverein, tout
dessin nouveau, original, fait en Prusse, peut être immédiatement reproduit
dans les autres Etats.
Ces conditions pourraient peut-être bien changer, si les traités de commerce